Running Le Montois d’origine a réussi parfaitement la transition entre le football et le jogging il y a quelques mois

Les amateurs de courses dans la région de Mons ne connaissent plus que lui. Alors que c’est sa première année au milieu des pelotons, François Decamk, montois d’origine mais exilé à Buvrinnes pour raisons sentimentales, truste en effet les premières places de chaque course du Challenge Défi 13. Il a déjà huit victoires à son compteur et ça n’est probablement pas fini pour cet ancien footballeur.

"Ça restera toujours ma passion mais je ne me sentais plus trop bien dans ce milieu après avoir joué pendant vingt ans. C’est vrai que les joueurs de foot n’aiment pas beaucoup courir mais moi, c’était justement mon point fort. J’étais sans doute plus limité techniquement mais je compensais avec le physique."

Participant entre chaque saison à quelques joggings pour entretenir la condition, François Decamk avait remarqué que ses temps étaient plus que corrects.

"Et c’est donc naturellement que je me suis tourné vers cette discipline au printemps. Je ne m’étais pas fixé d’objectif parce que je partais un peu dans l’inconnu, et parce qu’il y a énormément de bons coureurs dans la région. On ne sait jamais se dire qu’on va gagner une course avant d’être là, parce qu’on ne sait jamais à l’avance qui on va rencontrer."

Alors que la saison est bien entamée, le premier objectif est tout naturel : gagner le challenge. "J’ai aussi remarqué que j’avais une avance confortable mais ce n’est pas pour ça que je vais gérer. J’ai besoin de compétition, de l’adrénaline que ça procure. C’est en moi. Je ferai donc le maximum pour gagner encore ce que je peux."

Lorsque la saison sera terminée, ne vous attendez pas à voir l’ancien joueur de Thulin, d’Havré ou de Cuesmes fréquenter les terrains boueux des cross.

"Pas de cross, pas de piste, je cours quand je le peux et dans ma belle région. Je ne suis même pas affilié à un club. C’est clair que je regarde déjà pour l’an prochain, et ce qui est pratiquement acquis, c’est que je participerai à un autre challenge. L’avantage où je vis, c’est qu’on est près de tout et je vais pouvoir trouver ce qui me conviendra le mieux.