Running

«Face à la difficulté, on se demande ce qu'on fait là », avoue Dolores Geurts, l'une des six Belges du peloton de l'épreuve à étapes qui se tient à Fuerteventura


Le premier Half Marathon des Sables, qui se tient actuellement à Fuerteventura se veut être un format plus accessible du légendaire Marathon des Sables, course par étapes et en autonomie alimentaire sur quelque 250 km qui se tient chaque année depuis 1986 au Maroc.

Le menu est donc plus léger. Trois étapes, dont une longue, pour un total d'environ 120 bornes dans un environnement qui partage de nombreux points communs avec le désert marocain.


Rien à envier au Sahara

Mais ces chiffres, qui peuvent paraître accessibles pour le coureur bien entraîné, cachent une réalité plus difficile sur le terrain technique de cette île des Canaries. «J'ai fait le marathon des Sables par le passé et je peux vous dire que ici, à Fuerteventura, ça fait mal », soufflait le Français Frédéric Droin à l'issue de la première étape de 25 bornes pour 650 mètres de dénivelé positif. «La différence est que, sur ce Half Marathon, on encaisse les dénivelés sur une ou deux montées, là où c'est plus étalé dans le désert. »

© Huge

« Je n'ai jamais eu autant de mal »

Avec près de 30 degrés à l'ombre (qui est quasi inexistante), beaucoup souffrent. «Je n'ai jamais eu autant de mal », nous lâcha même le Floreffois Olivier Quevrin au soir de la première étape. «L'idée d'abandonner m'a même traversé l'esprit mais je suis bien là au départ ce mercredi », ajoutait celui qui a déjà sous ses baskets une participation aux 100 km de Millau après une nuit de sommeil sous sa tente individuelle plantée parmi toutes les autres au sein du bivouac. Au total, quatorze des quelque 300 engagés avaient déjà renoncé avant le départ de la deuxième étape ce mercredi matin. Une étape longue de près de 65 kilomètres et que certains mettront plus de 24 heures à boucler.


S'accrocher jusqu'à vendredi soir

Pour la plupart des néophytes sur ce type d'épreuve, voir l'arrivée vendredi soir sera déjà une énorme satisfaction. Dolores Geurts, qui vient de Beyne-Heusay, en fait indéniablement partie.


«Franchement, je m'attendais à avoir des difficultés, mais pas à ce point là. C'est plus dur que je le pensais », avouait-elle avec un peu d'angoisse avant l'étape-reine. « Parfois, on se demande ce qu'on fait là, même si on en rigolera et on en reparlera plus tard. Je ne sais pas si j'irai jusqu'au bout de l'aventure, mais je ferai en tout cas tout pour. Et quoi qu'il arrive, je n'aurai aucun regret. »