Running

La course a fait le plein avec plus de 800 coureurs au pied des 374 marches de la Montagne de Bueren

Pour la troisième fois de son existence, la BueRun a montré que Liège avait la patate. Vendredi soir, une foule très dense (NdlR : 817 coureurs au total) attendait le départ de cette épreuve unique au calendrier avec quelque 2.600 marches à gravir ou à descendre. Si la rampe de droite était réservée aux participants, celle de gauche était elle aussi remplie de spectateurs. Sur la ligne de départ, de grosses pointures et, bien entendu, des amateurs qui voulaient eux aussi vaincre les marches.

En 2016, les frères Goubau s’étaient imposés dans la douleur. Cette année, ils ont remis le couvert. Johan était cette fois accompagné de Thomas. "Le fait de connaître l’épreuve est un avantage, même si le parcours évolue chaque année. Le plus dur est bien sûr la dernière montée vers l’arrivée. On doit slalomer entre les doublés, on doit tenter de regarder de temps en temps en bas pour voir si les poursuivants sont là et surtout, on doit tenir le coup avec des jambes en feu. On sera encore là en 2018 !" À noter que les frères ont gagné leur inscription à la Red Bull 400 : la montée d’une piste de saut à ski.

En solo, Gudisa Fita Ayanom, inscrit un quart d’heure avant le départ, a détrôné Erwin Vanderplancke, vainqueur en 2016. "Gudisa était trop fort. Dans le mur au milieu des bois, il courait alors que tout le monde marchait. Une machine ! De mon côté, il est vrai que je manquais de fraîcheur avec les nombreux entraînements. Mais pas de regret : il était plus fort et la course ici est incroyable."

En mixte , Julie Debock et Cédric Raemackers se montrèrent les plus véloces. "Je me suis demandé ce que j’étais venu faire dans cette galère", expliquait Cédric. "J’ai répondu à l’invitation de Julie et j’ai pris un plaisir fou."

Et Benjamin Bourguignon (organisateur) de conclure. "Notez déjà dans vos agendas la date du 20 avril 2018 avec des aménagements qui rendront la BueRun plus attractive encore."