Running Le trail de l’Abbaye de Villers a fait le plein et comble un manque dans la Jeune Province.

Avec 1.317 participants, le trail de l’Abbaye à Villers-la-Ville a fait le plein de traileurs ce samedi matin. Une confirmation pour les organisateurs qui tente de proposer un terrain de jeu le plus attractif possible.

Au menu, quatre distances : le 6,2 km, qui a attiré 212 participants; 10,3 km où 405 inscrits se sont massés; 17 km qui a fait le plein avec 484 traileurs au départ et, enfin, la distance maximum, 30 km où ils étaient 216 motivés au départ.

Le trail de l’Abbaye, comme son nom l’indique, c’est un cadre merveilleux. Fondée en 1146 et classée patrimoine exceptionnel de la Région wallonne, elle est un des plus beaux sites architecturaux d’Europe. Les ruines de l’abbaye constituent un cadre naturel exceptionnel qui associe la visite historique au plaisir de la balade. Mais ici, pas question de balade pour les participants qui ont eu le privilège de pouvoir disputer les 500 premiers mètres de l’épreuve au travers des ruines : un véritable régal !

Au sein du peloton, Luc Laurent tentait l’aventure d’un trail de 30 km pour la première fois. "J’avais entendu parler de cette organisation, je viens du milieu du VTT et, forcément, le bois de Villers, on adore."

Autant le dire de suite, c’est la satisfaction qui animait le Wavrien à l’issue de l’épreuve. "J’ai adoré ce rendez-vous. Ce contact avec la nature est fabuleux. Et puis, chapeau aux organisateurs de ne prévoir qu’aussi peu d’asphalte. Nous étions à 90 % du temps dans les bois, ce qui est très agréable. Connaissant bien la région, j’aurais espéré quelques passages plus intéressants encore dans le bois, qui recèle de jolis sentiers, mais je devine que les autorisations pour passer à ces endroits se révèlent impossibles…"

Luc Laurent a donc bouclé ses 30 kilomètres avec le sourire. "Le fléchage était pas mal, seules les bifurcations peuvent être améliorées… Je suis adepte des organisations balisées et c’est la toute première fois que je me trompe. Mais je n’en tiendrai pas rigueur aux organisateurs ! Pour les ravitaillements également, je pense que cela pourrait être plus fourni, tout comme l’accueil des spectateurs au départ. Mais voilà, ces remarques se veulent justes constructives car j’ai conscience qu’organiser n’est jamais chose aisée. Je suis certain que les organisateurs poursuivront leur tâche à l’avenir et que l’épreuve sera encore plus populaire qu’elle ne l’est déjà ! Pouvoir disposer d’un tel site pour une telle discipline, c’est fabuleux !"

Une certitude, cette organisation, avec sa jeune équipe dynamique, semble promise à un bel avenir. Le Brabant wallon, qui manque encore de rendez-vous de ce type, ne s’en plaindra pas !