Running André Richard a pris part aux 36 éditions de la course du Challenge Delhalle.

André Richard pourrait vous parler de la Descente de la Lesse durant des heures. S’il n’a pas le palmarès d’un Michaël Brandenbourg, qui a glané son cinquième succès sur l’épreuve du Delhalle ce dimanche, l’athlète de l’ARCH connaît tous les recoins d’un parcours qui est revenu à son tracé initial grâce à la nouvelle passerelle de Walzin. C’est qu’André Richard, 151e sur 787 coureurs classés dimanche sur le 21 km, a pris part aux 36 éditions de cette véritable classique du calendrier. "Mais je n’ai vu l’arrivée que 35 fois", regrette-t-il encore aujourd’hui… 35 ans après. "J’ai dû abandonner une fois, lors de ma première participation…"

À 61 ans, il est le seul à pouvoir se targuer d’une telle performance. Derrière, on retrouve un autre habitué des lieux en la personne de Thierry Faveaux et ses 35 participations (pour 35 arrivées !). "Avec l’âge, l’ambition n’est plus la même", rigole celui qui était un postulant pour le Top 10 par le passé et dont le frère, Pierre, figure au palmarès de l’épreuve. "Aujourd’hui, je me bats avant tout pour voir l’arrivée", ajoute-t-il, modestement, malgré son honorable résultat.

André Richard n’est en tout cas pas près de se lasser de ce superbe parcours, au départ de Houyet et qui arrive le long de la Meuse, au cœur de Dinant. "Les lieux sont remarquables. Et même si je connais le parcours par cœur, je prends toujours autant de plaisir. Le retour de la passerelle est cependant une excellente chose. On en revient aux origines tandis que cela nous évite une ultime difficulté dont je suis bien content de me passer désormais", rigole-t-il.

Et de se souvenir de ses premières participations : "Nous savions, voici 36 ans, qu’il y avait le potentiel pour faire quelque chose de bien ici, avec une moitié du parcours sur sentiers et l’autre sur des petites routes. Mais à l’époque, je me souviens surtout que les participants étaient considérés comme des fous. Quelle idée de faire une course nature longue de 21 kilomètres ! Quand on voit ce qu’il en est aujourd’hui…"