Running Ce mercredi se déroulera à Namur la première édition d’une nouvelle épreuve étrangement baptisée : "Je Cours Pour le Climat"

Le 6 novembre prochain se tiendra à Bonn en Allemagne la 23e Conférence des Partis (COP23). Malgré le désengagement des États-Unis depuis l’élection de Donald Trump, près de 200 États membres de l’Onu plancheront sur les moyens à mettre en œuvre pour réaffirmer les engagements pris à Paris en 2015 : limiter le réchauffement climatique à deux degrés maximum. D’une certaine manière, l’avenir de la planète se trouve entre les mains de ces grands décideurs politiques.

Mais pas seulement. Par ses choix de vie, chaque citoyen exerce à son échelle une influence sur l’environnement. Le moindre geste compte, à condition bien sûr de l’apprécier après extrapolation aux milliards d’individus qui peuplent la planète. On peut alors repenser notre façon de nous déplacer, de nous vêtir, de nous alimenter. En privilégiant toujours les choix les moins pénalisants pour l’environnement.

Est-ce que cela concerne aussi la pratique de la course à pied ? Bien sûr ! Il y a quelques années, le magazine "Zatopek" s’était amusé à calculer le dégagement de gaz carbonique d’un participant à un marathon (lire Zatopek n°19, août-septembre-octobre 2011). Il apparaissait que chaque coureur produisait en moyenne 27 grammes de CO2 dans l’atmosphère. Certes, c’est moins que s’il prenait l’avion (+/- 100 grammes par passager au kilomètre). Mais le calcul montrait tout de même qu’en termes d’impact sur l’environnement, il serait moins polluant de déplacer les coureurs en les mettant quatre par quatre dans les voitures peu gourmandes de la nouvelle génération, plutôt qu’en leur demandant de courir !

Ce genre de calcul est perturbant. Il aurait tendance à contredire toutes nos bonnes résolutions. Cependant, pas de panique. Le réchauffement climatique dépend de la combustion des énergies fossiles, principalement le pétrole enfoui dans les sous-sols depuis des milliers d’années. Ainsi les machines participent à ce processus beaucoup plus que les êtres vivants, y compris les marathoniens, tout simplement parce qu’elles brûlent du pétrole alors que nous nous nourrissons essentiellement de végétaux qui en poussant consomment du gaz carbonique. Cela change tout !

Ainsi on peut se servir de la course à pied pour aborder les grands enjeux climatiques et mieux comprendre le poids de chacun de nos gestes. C’est dans cet esprit qu’à Namur, on a décidé d’organiser une épreuve "Je cours pour le climat" comme celle qui existait depuis deux ans à Woluwe-Saint-Lambert et qui avait été lancée à l’initiative de la Ministre de l’environnement en région bruxelloise, Céline Frémault (CDH). Notez que la course namuroise est soutenue par le Fucid (Forum universitaire pour la coopération internationale au développement) ainsi que par une vingtaine d’associations locales centrées sur l’écologie. Carlo di Antonio, le ministre wallon de l’Environnement et de la transition écologique (également CDH) sera de la partie avec plusieurs membres de son cabinet. Le parcours qui emprunte quelques lieux emblématiques de Namur comme les quais de Sambre, le parc Louise-Marie ou le centre historique ne fait que 2,5 kilomètres. Les coureurs auront le choix de boucler les quatre tours seuls ou de se partager la tâche avec un, deux ou trois partenaires. Un bel exemple d’engagement et d’entraide qui inspirera, on espère, les négociateurs de la COP23.


En bref

  • Quoi ? Je Cours Pour le Climat. 
  • Quand ? Le 18 octobre 2017 à 19 heures. 
  • Où ? FUNDP Namur - Rue Bruno 11 - 5000 Namur. 
  • Distances ? 10 km, à faire seul ou en équipe de 2 ou de 4. 
  • Inscriptions ? À partir de 10 € en prévente (jusqu’au 17 octobre), à partir de 12 € sur place. 
  • Plus d’infos zatopekmagazine.com, onglet "Je cours".