Running

Six Belges ont pris le départ ce mardi matin à Fuerteventura (Canaries) du premier Half Marathon des Sables, épreuve longue de 120 kilomètres sur trois étapes et en autonomie alimentaire


La mer d'un côté, le sable de l'autre. Au milieu de ce décor, quelque 300 tentes plantées. Le décor du bivouac du premier Half Marathon du désert a des allures paradisiaques. L'effort et le confort qui attendent les concurrents tout au long de cette dernière semaine de septembre l'est moins, même si chacun d'entre eux trépignait d'impatience ce mardi matin au moment de s'élancer pour la première des trois étapes de cette première édition sur l'île de Fuerteventura, aux Canaries. 

Un lieu qui, aux yeux du patron de l'événement, le Français Patrick Bauer, partage bien des similitudes avec le désert marocain, théâtre depuis 1986 du Marathon des Sables, course par étapes et en autonomie dont le Half Marathon est une copie-conforme mais en plus abordable.


Beaucoup de néophytes du désert

Dans un peloton cosmopolite et au sein duquel on retrouve pas moins de trente pourcents de dames, six Belges : Dolores Geurts, Edwin Corin, Olivier Quevrin, Jean Neslany, Dirk De Beule et Marc De Rijck. Chacun a son histoire et ses raisons d'être au départ de ce défi long de 120 kilomètres au total.

© Hug�

Certains sont expérimentés, comme le Gantois Jean Neslany. « J'ai déjà fait un Marathon des Sables, en 2009, mais aussi la TDS ou des treks au Sénégal ou en Mongolie », expliquait-il avant de s'élancer pour la première étape, longue de 25 bornes. « Chaque année, j'essaye de me fixer un défi. On en bave, c'est sûr. Mais c'est pareil pour tout le monde. Cela offre une adrénaline qu'on ne peut pas décrire. Je fais aussi chaque fois ça pour la bonne cause. C'est là ma raison de courir. Je profite de ces courses pour récolter un maximum de fonds pour des associations. »

Finir, plus que performer

Mais la plupart des coureurs à ce premier Half Marathon des Sables sont des néophytes de ce genre d'épreuve. C'était d'ailleurs là l'un des objectifs des organisateurs, qui souhaitaient offrir un format plus accessible que le Marathon des Sables, dont une autre déclinaison, aussi longue qu'au Maroc cette fois, aura lieu d'ici la fin de l'année au Pérou. 

«Je suis un peu stressée » avouait Dolores Geurts, de Beyne-Heusay, souriante mais manifestement pas dans son élément naturel. « Je me suis bien préparée mais le sable, la chaleur, ce n'est pas mon truc. On verra ! L'essentiel est de s'amuser et d'avancer, à son rythme.» 

Car pour tous, l'objectif reste de profiter et de voir la ligne d'arrivée, vendredi.