Running Franz Fagnoul, premier vainqueur de la Highland Clash, habite à… Ovifat

À voir les sourires à l’arrivée, à entendre les impressions la ligne passée, une chose est certaine, les Warriors de la première Highland Clash ont pris leur pied dans les Fagnes. 13 km, 23 obstacles, du dénivelé à gogo, il en fallait plus pour décourager les 258 participants. Et au terme d’un peu moins de 90 minutes d’effort et de l’ultime ascension, celle de la piste rouge d’Ovifat, Franz Fagnoul pouvait lever les bras au ciel.

Personne dans les vagues 2 et 3 ne parvenait à faire mieux. Le premier warrior était connu ! "Je suis même étonné de ma performance car il y avait quelques concurrents costauds au départ", explique le vainqueur de l’épreuve. "On est parti à quelques-uns, on s’encourageait mutuellement, c’était chouette. Puis, au fur et à mesure des kilomètres et des obstacles, la différence s’est faite mais il fallait néanmoins économiser ses efforts. Ce type d’épreuve demande de l’endurance sur les longues phases de course, ce qui permet de reprendre du temps aux adversaires. Il faut aussi des capacités musculaires et une bonne coordination pour franchir les obstacles assez fun dessinés sur le parcours", soulignait le citoyen… d’Ovifat qui connaissait, en plus, tous les coins et recoins du tracé.

Il repoussait ainsi à une minute le Waremmien Jérôme Dupont, spécialiste du trail courte distance. "J’étais dans mon élément avec un très chouette final, bien raide. J’avais déjà fait quatre courses similaires par le passé mais jamais je n’avais traversé de lac à la nage. Vraiment très chouette ! À refaire."

Et ce n’est pas le Malmédien Fabrice Janssen, 3e au général, qui allait le contredire. "Super pour une première mais je n’ai plus de jambes vu les quelques montées du tracé."

Chez les dames, il fallait attendre 1 h 50 pour voir la Saint-Vithoise Florence Lejoly (1re), en finir tout sourire. "Parcours difficile, obstacles super bien, bon fléchage… Le plus dur ? la montée finale mais je retiens aussi le destroyer ou l’une ou l’autre épreuve que l’on ne voit jamais, comme cette traversée à la nage. Je reviendrai…" 

Le rendez-vous est pris.