Brabant Wallon Terminer l’Embrunman, c’est un exploit vu la difficulté de l’épreuve

Benoît Balestrie n’en est pas à son coup d’essai avec les Ironman. Pour preuve, sa prestation à Klagenfurt le 1er juillet en 9h58, l’objectif principal de sa saison. Mais le gaillard avait aussi planifié avec un ami de faire Embrun : le mythe ! "Là c’était juste pour être finisher mais être finisher à Embrun, cela représente déjà quelque chose…"

L’épreuve démarre en effet dans le noir en natation. Ensuite ? 3.800 m de D + à vélo dont le col de l’Izoard et la course à pied est difficile aussi avec 600 m D + ! Bref, un solide challenge. "C’est cela qui est motivant… Voilà ce que cela représente pour moi un triathlon un peu atypique : le mythe."

Après avoir récupéré de Klagenfurt, le triathlète du Turbo a décidé de disputer l’Embrunman en mode feelings. "Je me connais parfaitement avec les années, du coup toutes les difficultés à vélo, je les ai gérées facilement même si le col de l’Izoard, c’est difficile à la fin de ne pas être dans le rouge. Mais c’est tellement magnifique comme paysage que finalement, ça passe tout seul…"

Les choses se sont ensuite compliquées. "J‘ai démarré le marathon avec directement des crampes au ventre. En fait, pendant le vélo, j’ai bu la boisson isotonique de l’organisation. C’est le seul facteur que je ne maîtrise pas sur la course sinon je ne mange que des choses qui passent bien à l’entraînement. Pendant 24 km, soit trois heures, ce n’était que douleurs… C’était long et j’ai du coup failli abandonner car je ne pouvais pas courir. Pour moi, cela n’avait pas de sens de faire une épreuve sans la faire à fond, je suis un compétiteur. Mais mes accompagnateurs m’ont remotivé et rien que pour ceux qui avaient fait ce déplacement, je me devais de finir malgré cette douleur."

Après deux grands Coca, Benoît a relancé la machine et a pu terminer à une très bonne allure pour boucler son sixième grand rendez-vous du genre !

À présent, place au XL à Gerardmer mais aussi le promo s’il arrive à trouver une place. Et en 2019 ? Repos !