Brabant Wallon Pour sa première compétition internationale, la nageuse brainoise a accroché une sixième place sur 200 m dos

"Je n’ai malheureusement pas réussi à reproduire mon temps de qualification sur le 200 m dos, mais cette sixième place n’est pas si mal", estime Laure Gries, nageuse du Braine-l’Alleud Waterloo Swimming Team.

De 2’25’’81 en qualif, elle est passée à 2’29’’62, dans l’eau chypriote de Limassol, dans le cadre de la Comen Cup, sorte de Championnat d’Europe pour jeunes qui constituait sa première compétition internationale. "J’étais en examens, donc j’ai dû un peu étudier dans l’avion et parfois relire mes cours pendant les pauses. En plus, nous n’avions pas eu d’entraînement spécifique, vu que l’objectif principal sera les championnats de Belgique", ajoute la Brainoise de 13 ans. Si toutes les conditions avaient été réunies, elle aurait pu grappiller l’une ou l’autre place.

Elle a malgré tout bien profité de la compétition réservée aux jeunes. "J’étais un peu stressée parce qu’il s’agissait de ma première expérience, mais j’ai pu me rendre compte du niveau de la concurrence. Notamment des Françaises et des Italiennes. Il y a encore de la marge pour atteindre un podium."

En plus du 200 m dos, la Brainoise a participé au 200 m nage libre (20e) et aux relais : 4x200 m nage libre, 4x100 m nage libre et 4x100 m quatre nages.

Très déterminée, la nageuse, qui possède le statut d’espoir sportif, s’apprête à quitter le collège Cardinal Mercier dans le but de passer un cap. "Au mois de septembre, j’intégrerai le centre d’excellence sport-études de Liège. Là-bas, j’aurai davantage d’entraînements, avec une préparation physique plus poussée, de la musculation, etc. Cela va me permettre de franchir une étape, car le rythme sera nettement plus élevé qu’en club. C’est plus intensif, et l’objectif est de se diriger vers le haut niveau", détaille la jeune Brainoise.

Elle se sent prête à relever le défi. "Je sais qu’il y a des sacrifices, j’en suis consciente. Je vais essayer de tenir le coup, parce que je devrai me lever à 5 h du matin, nager, puis suivre les cours. Il faut vraiment bien dormir la nuit pour tenir le coup. Évidemment que ma vie sera différente en internat. Pas question d’aller au cinéma le mercredi soir avec mes amies, mon entraîneur me l’a déjà annoncé. Ce sera plutôt pour le week-end. Mais peu importe. Mes parents me soutiennent, ils estiment que cela va m’apporter de la maturité. Moi, je me dis que si je ne le fais pas, je vais le regretter", explique la nageuse soutenue par l’Adeps.

Pierric Brison