Brabant Wallon Jean-François Vanwelde (USBW) fait partie des 12 Belges qui participeront aux championnats du monde d’icosathlon ce week-end aux Pays-Bas

L’icosathlon, c’est une discipline un peu folle de l’athlétisme puisqu’en l’espace de deux jours, les participants doivent boucler pas moins de 20 épreuves. Au programme: toutes les courses, tous les lancers et tous les sauts. Chaque épreuve rapporte un certain nombre de points en fonction de la performance réalisée et, à l’instar du décathlon, le vainqueur est celui qui obtient le plus de points.

Ce week-end, 12 Belges participeront aux championnats du monde organisé à Delft, aux Pays-Bas. Parmi eux, on retrouvera Jean-François Vanwelde, affilié à l’Union Sportive Braine Waterloo (USBW). "Il s’agit de ma quatrième participation à un double décathlon après les championnats d’Europe à Lodi (Italie, 2014), les championnats du monde à Tartu (Estonie, 2015) et à Turnhout (Belgique, 2017)", explique-t-il.

Lors de ces Mondiaux, l’athlète de l’USBW a un objectif: battre son record personnel. Et surtout, prendre du plaisir dans cette discipline si particulière qu’est l’icosathlon. "Toutes les épreuves sont belles en athlétisme. Je n’ai jamais réussi à choisir une seule épreuve et m’y consacrer à fond. C’est sans doute pour ça que je me suis tourné vers les épreuves multiples et l’icosathlon en particulier. Et puis, en icosathlon, on forme une grande famille. On a tous un point fort dans une épreuve, on s’encourage, on se conseille et on se tire mutuellement vers le haut tout au long de la compétition. Forcément, il y a un premier et un dernier, mais c’est déjà un exploit d’être capable de terminer un icosathlon et si possible de battre ses propres records."

20 épreuves à enchaîner
Le plus difficile dans l'icosathlon, c’est  de gérer la succession de 20 épreuves. "La gestion d’une compétition pareille est très compliquée. On doit s’alimenter et s’hydrater correctement sans être lourd au moment de la course, on doit donner le maximum de nous-même à chaque épreuve tout en gardant de l’énergie pour les épreuves restantes. Le plus compliqué à mon sens est d’enchaîner le 5000m et le 800m en début d’après-midi du premier jour, tout en sachant qu’un 400m et un 3000m steeple viennent clôturer la première journée. La deuxième journée commence fort avec un 110 mètres haies où il faut franchir 10 haies d’une hauteur d’1m07 alors qu’on est courbaturé de la veille."

L'icosathlon et la Belgique, une belle histoire d'amour
Ces dernières années, les Belges ont pris la bonne habitude de briller sur cette discipline qu'est l’icosathlon puisque le champion du monde en titre est le Gantois Bert Misplon. Frédéric Xhonneux détient le record du monde de l’icosathlon en un jour depuis 2015 et Jérôme D’Heygere avait amélioré en 2013 le record du monde de tatradécathlon (14 épreuves - indoor).