Brabant Wallon Matthew Verhaeren, le capitaine de Rebecq, raccrochera les crampons dans quelques semaines

Après dix années de bons et loyaux services, dont huit comme capitaine, Matthew Verhaeren raccrochera les crampons au terme de cette saison. Et il le fera avec le sentiment du devoir accompli, lui qui avait débuté en P3 avec Rebecq, pour connaître les joies des montées successives, jusqu’à cette arrivée en D2 amateurs.

Matthew, pourquoi avez-vous pris la décision d’arrêter au terme de cette saison ?

"C’était tout simplement le bon moment. Je voulais absolument arrêter après une saison où j’étais encore une plus-value pour l’équipe. Jouer en D2 amateurs est une chouette expérience mais ça demande pas mal de compromis. Des compromis que j’étais prêt à faire si je pouvais encore apporter quelque chose à l’équipe. Je ne voulais surtout pas faire la saison de trop."

Vous ne vous sentiez plus capable de poursuivre encore une saison ?

"Physiquement, je me sens bien, j’aurais pu continuer à ce niveau-là. Après, le président a d’autres ambitions pour la saison prochaine et puis il y a une vie familiale à gérer. Tout ça me fait dire que c’est le bon moment pour arrêter."

C’est quelque chose auquel vous aviez songé en débutant la saison ?

"J’y avais déjà pensé au terme de la précédente saison. Le président et le coach m’avaient finalement convaincu de continuer, même si, a priori, je n’avais pas les faveurs des statistiques en termes de temps de jeu. Et finalement, tout le monde s’est un peu trompé et j’ai pu jouer pas mal de temps cette année."

C’est la fin d’une belle histoire de dix années avec Rebecq.

"J’ai été au bon endroit au bon moment. Quand je suis arrivé, je savais que Thierry Demolie était quelqu’un d’ambitieux et que donc, potentiellement, il y avait moyen d’écrire une belle histoire. Finalement, on est passé de la P3 à la D2 en l’espace de dix ans seulement. C’est juste magnifique."

En plus, vous êtes le seul joueur actuel du noyau qui était déjà présent il y a dix ans. Qu’est-ce que ça vous inspire ?

"C’est une grande fierté. J’ai vu grandir ce club, avec une personne qui a la tête sur les épaules à sa présidence. Dans beaucoup de clubs, lorsqu’une personne arrive avec des moyens, ça se limite à l’équipe première et bien souvent, lorsque cette personne quitte le club, tout s’écroule. À Rebecq, c’est différent. Thierry a fait progresser le club à tous les niveaux, que ce soit les infrastructures, les jeunes ou l’équipe première. Et surtout, lorsque Thierry fera un pas de côté, tout ce qui a été mis en place continuera d’exister."