Bruxelles

Le président de la fédération belge aime à transmettre au quotidien ce qu’il apprend, notamment lorsqu’il revient de ses voyages au Japon

Il y a peu, Mourad Hosni participait aux Championnats du Monde de karaté shidokan en Ukraine. Une compétition très relevée dans une discipline du karaté complète où les coups de poing, pied, coude et genou ainsi que toutes les techniques de lutte et de projection debout sont autorisées, de laquelle le Molenbeekois est revenu avec deux titres de champion du monde.

"Ces deux titres, c’est surtout un aboutissement dans mon parcours martial. Je suis un puriste des arts martiaux, je vais chaque année au Japon pour parfaire ma technique et j’essaie de transposer tout ce que j’apprends une fois que je me retrouve en compétition", explique-t-il.

Président de la fédération belge de karaté shidokan, Mourad Hosni tente de transmettre au quotidien ce qu’il apprend, notamment lorsqu’il revient de ses voyages au Japon.

"J’ai commencé les arts martiaux très jeune, je n’ai jamais lâché et aujourd’hui, je continue à apprendre, tout en transmettant mon savoir-faire."

Et sans se prendre la tête. "Le lendemain de mon sacre mondial, j’ai repris le cours de ma vie normalement. J’ai repris le chemin des entraînements, sans me prendre la tête par rapport à tout ça."

Son seul regret, c’est de ne pas recevoir le soutien des différentes autorités, dans une discipline qui reste trop méconnue du grand public selon lui.

"Nous prenons nous-mêmes en charge nos voyages pour les compétitions, on doit se débrouiller pour tout organiser et le plus désolant dans tout ça, c’est que nous ne recevons jamais de retour alors que nous représentons dignement la Belgique sur la scène internationale, dans une discipline aussi noble que le karaté. Notre souhait, c’est d’être logés à la même enseigne que tout autre athlète qui représente la Belgique."

Le karaté shidokan se veut une discipline ouverte à tous… et à toutes. "Toutes les générations sont représentées chez nous et nous avons même la chance d’avoir deux femmes pratiquantes du karaté shidokan au sein de notre club. Notre sport est ouvert à tous et grâce à une meilleure visibilité, nous souhaiterions continuer à nous développer et à élargir notre public car notre discipline n’est pas un défouloir mais bien un sport avec de la discipline et des valeurs."