Bruxelles Le triple sauteur du CABW a décidé, après un dernier titre national, de ranger les spikes

"Quinze ans d’athlétisme, 18 fois champion de Belgique, 6 sélections en équipe de Belgique et un record à 15 m 85 en 2012 et 2017. C’est ici que ça s’arrête. Je me sentais capable de pouvoir sauter et progresser encore plusieurs années mais je ne suis pas sûr que ce soit possible. Si je peux, je reviendrai mais c’est une fin temporairement définitive. "

Voilà comment Léopold Kapata a annoncé sur les réseaux sociaux qu’il mettait un terme à sa carrière d’athlète, non sans oublier de remercier tous ceux qui l’ont accompagné durant toutes ces années.

Une décision difficile mais réfléchie de la part du triple sauteur du CABW, qui a grandi au Racing sous les yeux de Jean Pêcher et aux côtés d’athlètes comme Anne Zagre ou Cynthia Bolingo. 

"J’étais très triste au moment de prendre cette décision, pour la bonne et simple raison que j’ai fait de l’athlétisme toute ma vie. Devoir dire stop, ce fut plus compliqué que je ne pensais. Mais des obligations m’ont contraint à mettre un terme à ma haute activité en athlétisme. Mais je sais que c’est pour de meilleures choses, ce qui atténue ma tristesse."

D’autant que Léopold Kapata ne quittera pas complètement le milieu de l’athlétisme. "Si j’ai pris cette décision, c’est parce que je veux terminer mes études à l’université de Lille en management des organisations sportives. Pour y parvenir, je dois m’y concentrer pleinement et, malheureusement, devoir faire un pas en arrière au niveau de l’athlétisme."

Des études qui lui permettront de faire tout ce qu’il a toujours apprécié en tant qu’athlète. "Ce qui me rend le plus fier dans ma carrière, ce sont tous les moments de partage et de transmission avec les plus jeunes. C’est quelque chose de plus marquant qu’un titre, quelque chose que je continuerai à vivre puisque mon projet est de contribuer au développement de la discipline."


"Je n’ai aucun regret"

Léopold Kapata referme donc un long chapitre de sa vie. "J’ai pris énormément de plaisir au cours de toutes ces années mais aussi beaucoup de leçons de vie grâce à ce sport. J’ai toujours voulu tout faire pour arriver au plus haut niveau et aujourd’hui, je dois brusquement tout stopper. Mais je n’ai aucun regret. Que j’arrête aujourd’hui ou à 40 ans, j’aurais de toute façon été triste."

Au cours de ces 15 années, le triple sauteur a accumulé les souvenirs. "À titre personnel, mon meilleur, c’est le jour où je réalise pour la première fois les minima pour un grand championnat, les EYOF, alors que j’avais 17 ans. Mais les plus beaux, ce sont ceux que j’ai pu partager avec d’autres athlètes, comme les séances avec mes groupes d’entraînement ou les nombreuses galères qu’on a traversées ensemble."