Bruxelles Philippe Liard estime que le noyau devra encore être renforcé pour jouer les premiers rôles en D1 amateurs

Le talent ne suffit pas, il faut y ajouter du travail. Philippe Liard, le milieu de terrain français du RWDM, incarne parfaitement cette idée. "Il a toujours eu des capacités physiques et c’est en plus un gros bosseur", confirme le préparateur physique du RWDM, pas du tout surpris de voir le gaucher terminer deuxième du premier exercice physique de la saison.

À 33 ans, la motivation du Lillois semble intacte. "Je me suis bien préparé pendant les vacances, c’est mon état d’esprit de toujours vouloir tout faire à fond. À 20 ans ou à 33, je me donne toujours à 200 %. Plus on vieillit, plus il faut être irréprochable", lance le numéro 6 du stade Machtens.

C’est justement grâce à cette mentalité que le RWDM peut poursuivre son ascension. "J’ai signé un nouveau contrat de deux ans, parce qu’il était essentiel pour moi de participer au projet avec le RWDM. En quittant Tubize, je pensais faire mes adieux au monde professionnel, mais j’aimerais le retrouver ici. Je veux encore grandir et monter avec ce club. C’est magique ce qui s’y passe", estime-t-il.

"Encore besoin de renforts"

Les objectifs n’ont, cependant, pas encore été clairement fixés. "Ce sont le président et l’entraîneur qui doivent déterminer l’objectif pour l’équipe. Personnellement, je me suis aussi fixé un objectif collectif. Je veux encore monter. On a vécu tellement de bons moments avec les supporters, j’en veux encore."

Le RWDM est-il armé, à l’heure actuelle, pour viser une promotion en D1B ? "Honnêtement, je pense que nous aurons encore besoin de renforts. Les joueurs sont restés au club et nous possédons déjà beaucoup de qualité. Nous sommes nombreux à déjà avoir évolué à un niveau supérieur. Mais il faudra étoffer encore le noyau si on veut jouer la montée. Même les doublures devront être du même niveau que les titulaires", poursuit Philippe Liard.

La différence entre la D2 et la D1 amateurs sera importante. "Dans chaque équipe, il y a des joueurs qui ont porté les couleurs d’un club de D1A ou de D1B. Ce seront majoritairement des clubs flamands, donc les duels seront plus costauds. La saison passée, on pouvait l’emporter en jouant à 70-80 %. Il nous arrivait de nous relâcher à certains moments. Ce ne sera plus le cas cette saison. Nous avons six à huit semaines de préparation pour atteindre ce niveau !"