Centre Le Roubaisien s’épanouit au Tivoli où il sert de guide à ses jeunes partenaires louviérois

Avec un six sur six convaincant dans la manière, les hommes du président Kazançi ont réussi leur début de saison. Après avoir battu Hamoir lors de la première journée, ils ont remis cela samedi dernier grâce à une réalisation de leur capitaine et arrière central Kieran Felix.

"Je ne marque pas souvent. Ce n’est d’ailleurs pas mon rôle au sein de l’équipe, mais je suis très heureux d’avoir pu offrir ces trois points à mes coéquipiers", affirme le Roubaisien, qui a longtemps hésité avant de prolonger son contrat au Tivoli. "J’ai entamé ma troisième saison. J’avais plusieurs offres et les déplacements - il me faut une bonne heure pour arriver dans la région louviéroise depuis mon domicile - commençaient à me peser. Mais je suis resté pour le président, le coach et Momo Dahmane. En plus, le fait d’avoir retrouvé Dansoko et Delbergue, avec qui j’avais évolué en jeunes, a aussi fait pencher la balance. Je suis content de ma décision finalement."

À 28 ans, le capitaine fait figure d’ancien au sein d’une formation au potentiel évident. "C’est un groupe qui a une moyenne d’âge de 23 ans environ, mais qui se montre très réceptif, qui a soif d’apprendre et de s’améliorer. Mon rôle est de guider mes jeunes coéquipiers et de canaliser leur fougue, histoire de leur permettre d’éviter certaines erreurs que j’ai moi-même commises à leur âge."

Arrivé au centre de formation de Mouscron à 16 ans, Kieran Felix a déjà un parcours intéressant derrière lui. "Mes années mouscronnoises furent les plus mémorables sous la houlette de Philippe Saint-Jean. Je suis aussi passé par Mons, où des blessures et une certaine impatience m’ont empêché de m’exprimer pleinement. Après des expériences à Gand-Zeehaven et à Dender, je suis retourné à Tourcoing, pour être plus près des miens."

Avant d’aboutir en 2016 au Tivoli, où se prépare un sulfureux derby ce prochain samedi.

"On prend ça surtout comme une fête pour la ville, qui peut se targuer d’avoir deux clubs de bon niveau, et pour les supporters de chaque camp. Mais il n’y aura jamais que trois points mis en jeu ce soir-là."