Centre À Tilleur, Quentin Becker a enfin pu jouer avec l’équipe 1 de la Raal

Samedi après-midi, c’était une grande première pour Quentin Becker à Tilleur. Le n°70 de la Raal a enfin pu évoluer avec le maillot sur les épaules. La faute à un excès de motivation durant la préparation… "En fait, j’étais tellement impatient et motivé de jouer pour ce projet que j’avais mis le paquet sur la préparation. J’ai trop forcé et je l’ai payé", se souvient-il un peu amer. "J’ai dû soigner une pubalgie."

Le résultat fut pour le moins sans appel pour cet élément offensif : une saison sur la touche. "J’ai perdu un an", souffle celui qui habite désormais à quelques pas du Tivoli. "La blessure fut pas mal embêtante. Je courais alors que j’avais encore mal. Cela a duré longtemps."

Trop longtemps pour la meute de Frédéric Taquin qui avait donc anticipé ce délai en transférant cet hiver Gianluca Falzone. Non pas que le staff ne comptait plus sur Quentin, mais il fallait avant tout disposer de solutions. "D’ailleurs, ils avaient refusé que je casse mon contrat", révèle cet éducateur. "Le coach et le Président m’avaient confirmé leur confiance. J’avoue que ça m’a bien reboosté. J’ai ensuite été bien entouré pour revenir."

La Raal n’a pas hésité à prolonger le joueur de 26 ans, de retour progressivement. "C’est un transfert pour nous", rigolait l’entraîneur qui devrait lui offrir plus de temps de jeu samedi soir pour la manche retour du duel des champions contre Tilleur que la demi-heure reçue à Bureaufosse. "Je n’ai en tout cas pas ressenti de douleurs, c’est un très bon point positif, mais bon, ce n’était pas non plus un rythme très élevé sinon cela aurait été plus compliqué pour moi. 30 minutes, ce n’est de toute façon pas assez pour véritablement voir où j’en suis, mais j’ai l’impression d’avoir vraiment pu participer au titre. Cela fait un bien fou au moral", explique celui qui avait déjà connu une grave blessure avec les ligaments croisés du genou il y a quatre ans avant d’aller à Namur après Tubize et le Sporting de Charleroi.