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Les dirigeants de la Raal veulent un meilleur partage du Tivoli et de meilleures infrastructures pour leurs jeunes

Le temps presse pour la Raal à peine remise de l’euphorie du titre en D3 amateurs. Il presse non pas pour construire l’équipe de Taquin en D2 amateurs mais pour les infrastructures. Objet des convoitises louviéroises de la Raal : le Tivoli et ses terrains annexes.

Lundi soir, Salvatore Curaba et Toni Turi ont d’ailleurs exposé en long et en large la chronologie de leurs échanges avec la Ville et l’URLC et leur vision pour un partage plus clair du stade louviérois, dont un bail appartenant à la Ville interdit un gestionnaire sportif exclusif. "Mais on peut toujours trouver des solutions", lance Turi.

Des solutions, le duo louviérois en a d’ailleurs proposées. Et il tient compte évidemment de l’autre pensionnaire footballistique du Tivoli et des résultats du club de Huseyin Kazanci.

"En l’état actuel des choses, La Louvière Centre est le gestionnaire et nous, nous sommes hôtes deux fois par mois", rappelle le président. "La situation est logique vu que l’URLC était mieux classée et ce sera toujours le cas si l’équipe monte en D1 amateurs. Mais nous aimerions disposer d’une buvette supplémentaire, ce n’est pas un secret, c’est nécessaire. Par contre, si le club reste en D2, nous voulons être gestionnaire du site. De mon point de vue, on se sent plus concerné par ce stade."

Muni de chiffres pour comparer Houdeng, Manage et l’URLC, considérés comme les plus gros poles jeunes de la région, Salvatore Curaba a alors évoqué l’autre gros dossier: leurs jeunes. Pour cela, il lorgne les deux terrains annexes du Tivoli et la buvette panoramique. Il est vrai que pour sa première saison, la Raal avait dû faire voyager ses équipes de Bracquegnies ("qui ne sont pas de bons terrains"), à Nivelles en passant par Écaussinnes alors que La Louvière Centre dispose du stade Raymond Dienne. "Nous voulons partager le T2 et le T3 et disposer de la buvette panoramique. Notre demande n’est pas élevée mais équitable et respectueuse et ne pénalisera pas La Louvière Centre à Dienne", déclare-t-il. "Cela devient indispensable pour nous ! Sans buvette et sans un seul site, il est impossible de développer la Wolves Academy pour que les jeunes et les parents soient fiers." La Raal est d’ailleurs prête à investir sur fonds propres, comme pour les deux buvettes rénovées, pour renouveler le synthétique du T3 et vraiment offrir un outil digne de ce nom à ses louveteaux au nombre de 230 maximum.