Charleroi Les Mineurs doivent intégrer six nouveaux joueurs et ça prend du temps

Le rideau se lève sur une saison a priori délicate pour les meilleures équipes hennuyères de Top Divisions (anciennement N2 et N3). Dans l’antichambre, le Spirou Charleroi B œuvrera encore et toujours au niveau de la formation avec tous ses jeunes loups.

Le coach Frédéric Wilmot a d’ailleurs été promu assistant des Lions, signe qui ne trompe pas sur la qualité du travail opéré. Mais, dans l’immédiat, le match de Gand a été reporté à une date ultérieure.

Seul Lambusart, à l’étage inférieur, entrera dans le vif du sujet, ce samedi, à Kontich. Réputée pour sa stabilité, l’Union a dû complètement recomposer son équipe première, en transférant six nouveaux joueurs. Le punch de Cirelli, le physique de l’ailier Tshiteya, l’intelligence de Ghenne, la puissance de Chapelle et le métier de Belli devraient apporter.

En attendant, une telle situation demande du temps pour acquérir le collectif recherché. "La préparation a été perturbée par le boulot ou les examens" , explique le coach des Mineurs, Keevin Gonsette. "Cela n’a rien d’étonnant, mais cela nous force à débuter le championnat trop tôt. Nous sommes loin d’être prêts, principalement au niveau défensif. Les rotations se font encore trop lentement, ce qui permet à nos adversaires de pointer dans un fauteuil. Je reste optimiste dans la mesure où le groupe a montré son potentiel à l’une ou l’autre reprise, mais du temps sera nécessaire pour tourner à plein régime."

Il est tout aussi vrai que la menace, point de vue lutte pour le maintien, a été réduite de moitié en raison du récent forfait de Fleurus. Ce dernier n’a pas été remplacé en raison de réticences au Nord du pays. Chacun, chez les banlieusards fleurusiens, se réjouissait du retour du derby.

Au lieu de cela, le nom du premier descendant est déjà connu et il faudra s’habituer à ce que Fleurus, proprement dit, ne soit plus représenté que par la section féminine, plutôt dynamique (deux équipes alignées cette saison en R2).