Charleroi Giovanni Mureddu donne la priorité à sa famille mais a décidé de ne pas quitter le club de basket de Fleurus

La saison dernière, le président des Fleurusiens annonçait la fin de son club. Après plus de 18 ans de bons et loyaux services, l’homme voulait se concentrer sur autre chose.

Giovanni Mureddu, vous n’êtes plus au CEP Fleurus ?

"Si je pars, il n’y aura plus de toit… Je suis toujours le président du club. Mais on a réduit la voilure. Il reste désormais deux équipes premières féminines. Elles évoluent en R1 et R2. Nous avons également conservé notre école des jeunes. Je ne pouvais pas abandonner nos gamins."

Malgré la fin de votre équipe première masculine ?

"Il est certain qu’il s’agit de la locomotive d’un club. Mais nos enfants ont décidé de poursuivre avec nous. Il doit nous rester une centaine de jeunes. Je tiens à remercier Thierry Foster, notre directeur technique, qui réalise un formidable travail."

Personne ne vous a proposé de l’aide pour reprendre le club ?

"Il y a eu des contacts. Mais je pense que les gens ne se rendent pas compte du travail que cela représente. Une équipe première, ce n’est pas 3.000 euros par mois… Il faut penser à tout. C’est un investissement journalier."

Un rapprochement avec le Spirou ?

"On m’a proposé que la deuxième équipe de Charleroi vienne chez nous. Mais le CEP, c’est le CEP. Charleroi, c’est Charleroi."

Quelle a été la réaction des gens ?

"J’ai reçu de nombreux messages positifs. Sans moi, certains se rendent compte qu’il n’y aurait plus rien eu, durant de nombreuses saisons. Ils ont retenu les bonnes choses, de ces dix-huit dernières années."

Vous faites quoi maintenant ?

"Je reste à la disposition du club. Mais je m’occupe surtout de ma famille et de mon épouse. Je lui dois tellement. Elle n’a jamais rien dit. Elle est fantastique."

Il n’y aura plus jamais d’équipe première masculine ?

"Je pense qu’il y aura, un jour, un autre fou comme Giovanni Mureddu. En 2025, le club fêtera son centenaire. S’il y avait une aide financière équivalente à la mienne, cela pourrait être une idée…"