Charleroi Farciennes, de retour parmi l’élite, espère y accrocher son maintien

Farciennes a retrouvé l’élite au terme de la défunte saison. Pourtant, au départ, c’était loin d’être l’idée du comité. Mais les succès ont permis de créer une certaine émulation.

"En Ligue B, on ne s’attendait pas à jouer les premiers rôles", insiste Olivier Chausteur, le président. "Mais le groupe est rapidement monté en puissance. Au fil des victoires, on a dû commencer à penser à l’avenir. Il était hors de question de demander aux filles de perdre. Ce n’est pas dans notre mentalité. On a donc décroché ce titre."

Le club ne va donc pas mettre son projet en péril pour cette montée. "On n’a rien à perdre. On a composé avec notre budget. On ne peut pas se permettre des folies. On ne veut pas prendre le risque de dépenser ce que l’on n’a pas. C’est notre philosophie. Farciennes est un club familial. L’important est de prendre du plaisir sur le terrain."

Mais il y a un gouffre entre le niveau de l’antichambre de l’élite et le top. Les Farciennoises s’attendent donc à une saison très disputée. "On ne va pas jouer les premiers rôles. On connaît notre valeur. Il faudra batailler ferme. Ce sera très difficile. Mais on va faire confiance à nos filles et notre entraîneur. Il suffit de laisser un club derrière nous. C’est imaginable."

Samedi, le club a organisé un tournoi pour promouvoir le volley en Wallonie. C’était également l’occasion pour les filles de se tester à quelques encablures de la reprise. "On a dû laisser filer nos deux joueuses espagnoles qui étaient importantes dans le groupe. Il y a eu du mouvement au sein du noyau. Ces dernières ont décidé de rejoindre Barcelone. Mais, dans notre malheur, on a eu un peu de chance. Le club de Guibertin, qui évolue en Ligue A, nous a permis d’avoir deux joueuses supplémentaires. J’ai coaché cette équipe par le passé. Elle a enrôlé un joueur qui vient d’Estonie. Il se fait que sa femme est également une joueuse de l’élite. Elle voulait continuer à jouer. Elle est arrivée avec une amie qui a également un très bon niveau. On a donc pu récupérer deux éléments."

L’année de la découverte

 Le succès de Farciennes est également celui de Sven Govers. Le coach néerlandophone est un des artisans du sacre des Farciennoises. Il a accepté de poursuivre l’aventure en Ligue A. “C’est un nouveau défi”, explique l’ancien coach d’Ostende. “Le groupe a changé. On a essayé de trouver de l’équilibre dans le noyau.”

À l’occasion du récent tournoi, il a voulu tester son groupe. “Il me manque encore trois joueuses qui vont revenir prochainement. Mais il y a de la qualité. C’est un mélange entre jeunesse et expérience.”

L’entraîneur connaît bien la Ligue A. Il sait qu’il risque de vivre une saison éprouvante. “Il y a de la concurrence en face. C’est une année placée sous le signe de la découverte pour une partie du noyau. Mais on peut espérer de bons résultats. La saison sera longue. Mais pourquoi ne pas espérer une place dans le Top 9.