Sport régional L’arrière droit de Rebecq regrette le manque de caractère de certains de ses coéquipiers.

Si la défaite rebecquoise à domicile face à Durbuy a fait mal moralement, elle n’a pas trop de conséquences au classement général, Meux, Sprimont et La Calamine s’étant tous inclinés ce week-end. "Mais une victoire nous aurait permis d’accrocher le bon wagon", regrettait Luigi Nasca, qui espère se sauver bien avant la fin de saison, histoire de pouvoir donner du temps de jeu aux jeunes pousses du club.

Mais si son discours se veut à la fois lucide et rassurant, son arrière droit Kenny Verstraeten ne mâchait pas ses mots après la défaite des siens. "Je suis très déçu par ce nouveau revers à domicile. Certains joueurs se reposent trop sur leurs acquis. Chacun a largement le niveau de la série, même sans doute davantage. Mais trop d’entre nous manquent de couilles (sic !), d’envie. C’est un problème de mentalité. À l’Olympic, on a fait preuve de caractère pour aller chercher un point face à une équipe du top de la série. Contre Durbuy, nous devions gagner facilement. Mais après 15 bonnes premières minutes, certains ont baissé trop vite les bras. L’attitude n’était pas bonne. Même la descente du président dans le vestiaire à la mi-temps n’a pas suffi. Il n’y a pas eu assez de réaction."

Pour le défenseur, la jeunesse du groupe explique en grande partie ce manque de hargne. "L’absence de Leclercq, qui est un des leaders en même temps qu’un élément d’expérience, nous a été préjudiciable. Quand il pousse une gueulante, le groupe l’écoute. La rigolade c’est fini. Désormais, il faut se serrer les coudes et travailler davantage."

L’ancien sociétaire des Francs Borains estime qu’une bonne discussion ne suffirait pas. "Nous en avons déjà eu une auparavant. Si c’est pour ensuite retomber dans nos travers, cela ne sert à rien. C’est triste vu notre potentiel. Pas étonnant dès lors que le public n’ait pas envie de nous suivre plus souvent."

Si ces mots très durs ont été énoncés sous le coup de la déception, ils ont aussi pour but de placer chacun devant ses responsabilités. Avec le potentiel qui est le sien, l’US ne peut pas se contenter de lutter uniquement pour le maintien.