Liège Eric Vandebon a conservé tout son sang-froid pendant et après ce match fou face à La Calamine

La journée avait bien commencé : les U6 d’Eric Vandebon accompagnaient les acteurs lors de leur entrée en scène sous un soleil généreux. Quarante-cinq minutes plus tard, l’ambiance festive avait fait place à la consternation, avec un 0-3 bien tassé au marquoir. "Notre premier acte a été scandaleux, honteux ! En défense, nous avons été abandonnés. Durant la pause, j’ai évoqué notre amour-propre et j’ai dit qu’il était temps de tout donner", lâchait le capitaine liégeois, qui a été l’un des artisans de la Rocourtada en inscrivant un penalty. "D’ordinaire, c’est Laurent Dethier qui les tire (NdlR : avec succès, puisqu’il en a converti 9 cette saison !), mais il m’a fait ce cadeau parce que mes gamins des U6 étaient là. Je l’en remercie."

Une preuve que de réels liens unissent les joueurs, qui ont su se transcender, même si certains faits de match sont à pointer. "Sur les exclusions, je suis trop loin de l’action pour juger. Quant aux penalties, on peut discuter sur le premier, mais j’estime qu’il y a bien un hands sur le second", poursuit le défenseur, qui veut se servir de ce match pour la suite. "Nous n’avons aucune excuse à faire valoir quant à notre premier acte, mais nous avons ensuite prouvé que nous étions prêts physiquement et que le caractère et l’envie étaient là. L’issue heureuse doit constituer un adjuvant moral pour le tour final."

Comme les entrées au jeu d’excellente facture de Jiyar et de Kenne, deux garçons qui ont besoin de confiance et qui peuvent apporter beaucoup de fraîcheur et de percussion. Les Sang et Marine ont désormais atteint la barre tout à fait respectable des 60 points, mais ils font douter leurs plus chauds partisans, après leurs prestations à Waremme, Durbuy et ce dimanche, durant la moitié du match. Il reste deux rencontres à livrer, dont un déplacement à La Louvière qui pourrait servir de répétition, pour bien tourner le bouton et entamer les playoffs avec la rage au ventre.