Liège

Après une seule saison en P1, titre à la clé, le club ne veut pas faire l'ascenseur au sein des séries amateurs

Un match de barrages, perdu, contre Tamines, avait conduit les Warnantois à chuter en P1. Au terme d’un championnat mené de main de maître, les troupes de Pierre Longueville ont fêté un sacre et signé leur retour à l’échelon national.

Gallée a arrêté, Dessart, Petit et Ranson sont partis. Remplacés par des éléments aux profils multiples. "Certains sont partis pour des raisons privées, d’autres en raison d’un manque de temps de jeu", note le T1 des Burettes encore à la recherche d’un milieu de terrain capable de dépanner dans l’axe défensif.

Loquace et vivant dans son discours, Pierre Longueville dresse un état des lieux du groupe mis à sa disposition. "Il s’agit d’un noyau comme je les aime. Bien équilibré. C’est un peu comme une cave à vin où il y a des blancs et des rouges. Nous avons des Blancs et des Blacks. (sic, rires) Dans une bonne cave, c’est bien de disposer de vieux crus. Tout en ayant, à côté de ces anciens, des joueurs encore jeunes mais déjà expérimentés. Enfin, il faut des vins jeunes, prêts à être bus ou capables d’évoluer. C’est cette alchimie des trois que l’on a recherchée."

Délaissons la comparaison vinicole et tournons-nous vers la volonté d’un club retrouvant la nationale. "L’an dernier, c’était facile d’annoncer le titre comme objectif", assure le coach hesbignon. "Ici, j’ai demandé son envie au président. Il m’a répondu que le sportif décidait, sa seule exigence tenant à ne pas faire l’ascenseur !"

Donc ? "Si on décide de ne jouer que le maintien, je vais m’embêter ! La colonne de gauche, ce serait un but accessible. Pour cela, il faudra travailler tactiquement, accepter la concurrence et faire preuve d’une discipline permanente. Si tout le monde respecte ces valeurs, en s’amusant, on peut vivre une campagne très agréable."