Liège Marie Benoit est proche de son meilleur classement. Et elle sait ce qui lui manque pour franchir le cap suivant

L’automne est une saison intéressante en tennis. C’est souvent celle qui permet aux joueurs et joueuses qui ont livré une bonne saison de voir leurs efforts concrétisés en points ou en gain de places au classement.

Marie Benoit est de ceux-là. Actuellement 293e mondiale, elle n’est qu’à 21 places de son meilleur classement, soit moins de 20 points. On peut dire qu’elle livre sa meilleure année depuis 2015 et que le changement de cap sur lequel elle avait misé en début de saison porte ses fruits.

"Ma fin de saison dernière n’avait pas été mauvaise mais, cette année, je suis plus constante", dit-elle. "Je me sens moins en voyage en permanence. Quand je rentre chez moi entre deux tournois, c’est à la maison, près de ma famille. Avant, c’était dans une chambre à Mons. Et même si la fédération faisait tout pour que je me sente bien, cette chaleur me manquait. Le travail avec Olivier Zimmermann est très important également. Il est très précis et travaille de façon très spécifique. De plus, il a une bonne analyse."

Seul petit bémol un des objectifs, la qualification pour l’Open d’Australie, sera difficilement atteint. "Mais ce n’est pas dramatique, on travaillera en fonction de Roland-Garros", dit l’Eupenoise, qui conçoit cependant qu’elle peut encore franchir un palier. "Quand je repense à la saison, j’ai parfois un peu de frustration car, dans certains matches, je suis passée près de la victoire. J’ai parfois encore du mal à tuer les matches, sans doute parce que je n’ai pas le physique d’une Serena. Mais mon niveau de jeu est là, j’accroche des filles proches du Top 200 ."

Et pour les joueurs, ces sensations comptent bien plus qu’un classement qui sera de toute façon chamboulé la saison prochaine. Marie l’avoue, elle n’a pas encore jeté un œil sur son shadow ranking, le classement calculé selon la nouvelle méthode et auquel seules les joueuses ont accès.

À la fin de la semaine, elle repartira pour Saint-Malo et Valence, deux tournois de 60.000 $ où il y aura beaucoup de points à gagner. Elle entamera ensuite sa préparation sur surface dure. En principe, sa saison prendra fin à la fin du mois de novembre.