Liège Morad Andich a déjà délivré 20 assists avec Tilleur cette saison. "J’en avais déjà donné 27 à Faymonville !"

Les projecteurs de la gloire sont toujours tournés vers les buteurs, ces finisseurs qui procurent une joie immense et intense à leurs partenaires et à leurs fans.

Trop souvent, on oublie celui qui permet au goleador de soulever ainsi tout un stade. Morad Andich appartient à cette catégorie de donneurs de dernières passes. "On parle beaucoup de mes 20 assists pour le moment. Mais on n’y prête pas toujours attention chaque saison. Je me souviens notamment d’une campagne avec Faymonville où j’avais offert 27 passes décisives. Je me suis toujours défini comme un donneur d’assists. Attention, là, battre mon record n’est nullement une obsession. Pour moi, assist rime avec collectif."

L’ancien Turc ne rechignera d’ailleurs pas à apporter un but sur un plateau d’argent à un partenaire plutôt qu’à songer à sa propre gloriole. "J’ai mis six buts cette année. En étant plus égoïste, mon compteur flirterait avec la dizaine. Je me souviens de trois duels avec le gardien à Namur. J’aurais pu inscrire trois goals, mais j’ai préféré les offrir à Falcione (2) et Kinif. J’ai toujours agi ainsi et… tant mieux si ça fonctionne."

Afin que le petit format tilleurien soit efficace, deux conditions doivent être réunies : passer par son flanc et pouvoir compter sur des finisseurs efficaces. "Cette saison, tout fonctionne pour le mieux car l’on passe régulièrement par mon côté. Gerstmans cherche souvent les transversales vers les flancs et, avec Falcione, on se trouve aisément. Je sens dès lors plus de responsabilités et de confiance et cela me booste."

Concernant la deuxième condition, Andich est clair. "Ce sont souvent des caviars, ils n’ont plus qu’à finir (rires). Sérieusement, c’était frustrant, l’an dernier, d’amener beaucoup de centres pour peu de finition."

À 32 ans, l’ailier ne vise pas le trophée de meilleur donneur d’assist… en priorité. "Je préfère un titre à 100 assists. Si on l’obtient fin du mois, ce sera l’aboutissement d’un long accouchement…"