Liège

Joséphine Dumont n’a pas brillé en Finlande mais elle ne s’en fait pas : "Je n’étais pas prête"


Moment d’émotion mardi pour les nageuses du Perron en stage à Vichy, où elles préparent les championnats de Belgique : elles ont accueilli leur copine Joséphine Dumont, de retour de ses premiers championnats d’Europe juniors à Helsinki

Des championnats dont on ne peut pas dire qu’ils furent une réussite, puisqu’elle n’a pas amélioré ses temps en 400 m 4 nages, ni en 200 m brasse, tandis qu’elle a légèrement progressé sur 200 m 4 nages.

Elle n’est cependant pas déçue. "D’abord parce que je me suis qualifiée lors de la toute dernière compétition, en mai, ce qui me laissait peu de temps pour bien me préparer" , dit-elle. "Je suis arrivée assez stressée, surtout pour le 400 m 4 nages. Le 200 m brasse était déjà un peu meilleur et,, au 200 m 4 nages, je me suis dit que je n’avais plus rien à perdre et je me suis relâchée."

De plus, elle était encore première année, ce qui veut dire qu’elle pourra y retourner l’an prochain. Et, dans ce genre de championnats de catégorie d’âge, plus que le résultat final, le plus important est de prendre de l’expérience. "Et là, j’ai constaté qu’il me restait beaucoup de progrès à faire à tous les niveaux" , dit la cousine de la très performante Valentine Dumont, qui assure que le nom n’est pas trop lourd à porter. "Parce que nous ne nageons pas les mêmes courses."

Après un jour ou deux d’intégration au stage, Joséphine va reprendre la préparation en vue des championnats de Belgique, où elle s’astreindra à un gros programme. "Mon objectif est de remporter les titres dans les trois courses sur lesquelles je me suis qualifiée pour l’Euro juniors" , explique-t-elle. "Dans les autres, j’essayerai aussi de faire mes meilleurs temps."

Et ensuite, il sera temps de partir en vacances, jusqu’au 25 août.


Après un an, le bilan du Perron est tout bon

 Il y a un an, les clubs de Chaudfontaine et d’Embourg ont uni leurs forces pour créer le Perron, un club qui doit rassembler les meilleurs nageurs et se veut d’ailleurs ouvert à d’autres clubs, chaque école de natation conservant son indépendance.

“Dans un pays où les bassins et les structures sont rares, on ne peut plus vivre tout seul”, dit Alain Groven, le directeur technique. “C’est le seul moyen de survivre.”

Et les débuts sont prometteurs puisque le nouveau club a remporté le challenge Dauven et le challenge Jules Georges. Il est aussi déjà le troisième club du pays, derrière deux entités flamandes.

“Cette union nous permet aussi d’aligner plus de relais, ce qui ajoute une dimension collective et permet de motiver ceux qui, individuellement, sont un peu derrière”, ajoute Groven.