Liège Tant le volet sportif que les aspects extrasportifs auront conditionné le sort des Carriers

Pourrie. Voilà le qualificatif qui apparaît comme le plus approprié pour évoquer la saison de Sprimont. Mais la relégation des Carriers est la conséquence de plusiseurs paramètres, d’un ensemble que le coach, Stéphane Jaspart, analyse.

La descente en D2

"Elle a laissé des traces, c’est certain. Surtout dans le sens que le club, en général, et le président, en particulier, ont pris un coup au moral d’un point de vue sportif mais cela peut se comprendre. À partir de cette déception, le président a voulu tourner une page et a diminué ses ambitions."

Un noyau jeune

"Le fait de devoir reconstituer un nouveau groupe n’est jamais évident mais quand, qui plus est, il doit être composé de nombreux jeunes et que la série dans laquelle on joue se révèle assez relevée, c’est encore plus délicat. Les jeunes ont bien progressé mais face à l’expérience de la concurrence, ça s’est parfois payé cash."

Un manque de réussite

"Nous n’avons malheureusement jamais vraiment eu ce petit coup de pouce en notre faveur au cours d’une rencontre. Nous n’avons jamais non plus été ridicules hormis lors de notre déplacement à Rebecq où nous avons connu un off day . Nous avons toujours offert une bonne réplique, nous n’avons jamais baissé les bras malgré la difficulté. Je n’ai donc rien à reprocher à mes gars au niveau de la mentalité, hormis à 3, 4 pommes pourries que nous avions dans le noyau." (sic)

Un mercato suicidaire

"Fin décembre, après quelques bons résultats, le groupe trouve son équilibre et nous nous trouvons alors à un point du barragiste et à six points de la 8e place au moment d’aborder la trêve. Nous avions donc toutes les raisons d’y croire. Mais voilà, après Eeke en septembre, le président décide de se séparer de Murcia, de Nsingi et de Mbenti. Sans les remplacer ! Le groupe a alors pris un véritable coup de massue."

La fusion

"Je ne ferai aucun commentaire sur la fusion et comment cela s’est déroulé, mais il faut reconnaître qu’à partir de janvier, le volet sportif de cette saison-ci fut mis au second plan. Le noyau l’a ressenti et cela ne l’a pas aidé à se relever. Avec tous ces paramètres qui s’étaient accumulés, cela devenait très compliqué…"