Luxembourg Remplaçant de luxe, le Virtonais de 23 ans a offert les trois points à ses couleurs

Monté au jeu à la 59e minute en remplacement du Lucas Prudhomme pas dans un grand jour, Alexandre Arenate offre la particularité d’être resté sur la pelouse vingt-six minutes. Une cuisse douloureuse explique son retrait à l’approche du coup de sifflet final. Un laps de temps suffisant pour exploiter une offrande de Lazaar (74e). "J’avais déjà inscrit quelques beaux petits buts dans ma carrière, mais, assurément, celui de samedi soir est le plus important depuis mon arrivée à Virton", sourit le milieu de terrain.

Le fait d’avoir empoché la totalité de l’enjeu contre Châtelet-Farciennes assure (quasiment) le maintien (sportif) en D1 amateurs - on imagine mal Hamme dompter Châtelet et Dessel, résorber un handicap de cinq points alors qu’il en reste six à distribuer et, impérativement, voir Virton trébucher à Geel et face à Oosterzonen. "Inutile de revenir sur les soucis qui minent le club depuis le mois d’octobre. Au même titre que mes coéquipiers, je ne souhaitais pas partir avec la sensation d’avoir échoué. Cette victoire nous rend fiers et nous assure de pouvoir sortir la tête haute."

Contrat rempli comme dirait l’autre. Il reste deux journées de championnat. Avec ou sans Arenate ? "Je joue sur une jambe depuis un bon mois. Sans chercher des excuses, mes blessures sont, en partie, liées à la situation extra-sportive qui est très, très dure à vivre. Mon souhait est de prendre le temps de me soigner, de récupérer l’ensemble de mes capacités et de jouer pour me montrer. L’équipe a moins de pression sur les épaules, est libérée et saura faire le job pour bien terminer."

Épuisé moralement - on peut le comprendre -, Samuel Petit mettra un dernier coup de collier jusqu’au samedi 28 avril. Les vacances approchent. L’avenir de l’Excelsior est incertain. "On adore tous le foot. Le club doit perdurer, notamment pour ses jeunes."