Luxembourg L’Open d’Arlon, tournoi de 25.000 $, est codirigé par la gent féminine. Une première


 Benoît Zachary n’ayant pas souhaité poursuivre, les propriétaires de Garisart ont demandé à deux dames, Annyse Guillaume et Fabienne Bruens, de reprendre le flambeau. "On s’est regardé, on a réfléchi puis on a dit oui", clame Annyse.

Madame Guillaume, Jacky Fonck a dirigé les trois premières éditions, Benoît Zachary, la quatrième. Désormais, la gent féminine est au pouvoir. Pourquoi avoir accepté de relever le défi ?

"Benoît (Zachary) a fait savoir, fin 2017, qu’il ne désirait pas repartir pour un tour. Les quatre associés de Garisart (les familles Detaille, Paulet, Lenges et Gillet) se sont réunis - NdlR : mesdames Guillaume et Bruens sont, respectivement, à la ville, madame Detaille et Paulet. Ils ont discuté. ‘On a pensé à vous pour codiriger l’Open d’Arlon.’ Assez surprises, Faby et moi avons pris le temps de la réflexion. Pourquoi ne pas se lancer ? Nous sommes complémentaires."

C’est parti ! Quelles furent les premières démarches à entreprendre ?

"Faby est davantage présente, au quotidien, sur le site de Garisart. C’est un plus. Elle s’occupe de la brochure. On a rencontré Jacky Fonck et Charles Forman. Ils nous ont expliqué le modus operandi, le fonctionnement du tableau des qualifications, celui du tableau principal, etc. La priorité absolue était de (re) prendre/nouer des contacts pour trouver les sponsors."

Cette mission s’avéra-t-elle compliquée ?

"C’est peut-être bête à dire mais assurer le budget est la prioritaire. Tout est OK. Nous avons contacté le juge-arbitre (Luc Delory) et l’Association francophone de tennis. Une fois les documents (administratifs) en ordre, la Fédération internationale (ITF) valide l’épreuve et l’inclut dans le calendrier."

Avez-vous subi des couacs ?

"Aucun. Au contraire, la sérénité est de mise et l’excitation palpable. L’adrénaline monte. Contrairement à l’année passée, la météo s’annonce clémente, ensoleillée. Il y a Faby et moi mais, avant tout, il s’agit d’un travail d’équipe, d’une superbe aventure humaine. Nous aménageons le site depuis lundi (barrières Nadar, gradins, podiums, terrains, etc.). Tout est prêt."

Cette expérience sera-t-elle un one-shot ?

"Nous n’avons pas évoqué le futur. L’ITF impose un changement de réglementation en 2019 - par exemple, seuls les deux finalistes gagneront des points. Concrètement, soit l’Open d’Arlon reste un Future soit il devient un Challenger… avec un tout autre budget. On verra."