Luxembourg Blessée pendant trois mois, Lucie Rabiot (16 ans) dispute le tournoi étoilé à Marche

Elle s’entraîne dur. Très dur. Le tennis, c’est sa passion et elle rêve de se lancer sur le circuit professionnel au terme de sa rhétorique - elle entre en 5e à l’athénée royal d’Arlon - en 2020.

"Huit heures + q uatre de physique sous la houlette d’Henri Jacquemin (directeur de l’Académie) et Stéphane Allart (professeur)", remarque Lucie Rabiot affiliée au TC Garisart et qui, ponctuellement, s’entraîne avec Hélène Scholsen (22 ans, 495 WTA).

L’année 2018 ne restera pas gravée dans sa mémoire. Une blessure l’explique. "Je m’étais fait un peu mal lors d’un entraînement."

C’était mi-mars. Le diagnostic était implacable : fracture de fatigue du péroné. "C’était comme ça", grince-t-elle. "Oui, ce fut dur, très dur à accepter. À l’exception de la pratique du vélo et de m’astreindre à la natation, je ne pouvais rien faire."

Elle prit son mal en patience, et collectionna les séances de kinésithérapie. Retour sur les courts fin juin. Ouf ! "J’ai repris de manière progressive à raison d’une demi-heure par jour. Les sensations reviennent petit à petit. J’ai besoin de temps. Physiquement, en revanche, après un si long arrêt, je suis un peu loin (sic)…"

Âgée de 16 ans, classée B-15.1, Lucie Rabiot a participé au tournoi Justine Henin (ITF) et plusieurs Dames 1.

"Mon retour à la compétition a été compliqué mais, n’empêche, je suis relativement contente de mes prestations. On verra si je peux garder mon classement. Je n’en fais pas une fixette."

Inscrite au tournoi du TC Marche qui se déroule cette semaine - elle a battu 6/3, 6/3 S. Kodeck (B0) au 1er tour -, l’adolescente espère "faire de son mieux" et aspire à "être au tableau final". Un ITF à Maaseik et l’épreuve (étoilée) de Bertrix - à condition d’avoir suffisamment de joueuses - figurent également au programme avant la rentrée en septembre.