Luxembourg

Beaucoup d’observateurs de la P1 luxembourgeoise, qui recommence ce vendredi, pensent déjà connaître le nom du futur champion…"

Nous venons de descendre de D3 et nous n’avons pas perdu beaucoup de joueurs."

Manu Jacob donne le ton. Habay-la-Neuve sera l’équipe à suivre lors de cette saison en P1 Luxembourg, laquelle reprend dès ce vendredi soir avec le match La Roche - Sart. "Nous avons l’étiquette de favoris dans le dos et nous n’allons pas nous cacher. Mais attention, la série est plus compliquée que l’année dernière. C’est d’ailleurs toujours difficile de sortir de cette P1."

Le défenseur habaysien estime que le principal rival sera Ethe. "Il y aura aussi d’autres clients, à commencer par le FC Arlon qui a fait de gros transferts dans chaque ligne. Saint-Léger, avec l’arrivée du buteur Giammarchi, est également costaud. Il y a aussi Libramont avec ses anciens de Givry et Marloie. Je pense même à Champlon que l’on connaît moins avec ses joueurs liégeois."

Habay-la-Neuve a de nombreux atouts. D’abord, son coach Jean-Luc Manand qui a déjà été champion de P1 à plusieurs reprises. Il y a beaucoup d’expérience dans le noyau avec les Raboteur, Girs, Grevisse… Beaucoup de stabilité aussi puisqu’il n’y a que deux nouveaux joueurs qui sont arrivés : Grégory Girs et Kévin Warlomont. "Nous savons que nous allons être attendus partout", assure Manu Jacob.

Au niveau de la préparation, les matches de coupe face à des P2 et de P3 n’ont pas vraiment permis de jauger le niveau des anciens pensionnaires de D3. "Heureusement que nous avons pu jouer des matches amicaux face à Givry et Meix-devant-Virton ou encore la Coupe de Belgique à Mormont. Durant ces rencontres, nous n’avons pas du tout été ridicules. Nous avons même souvent eu la possession du ballon."

Parmi les autres équipes qui rêvent au minimum du podium, on citera Marloie, dont le nouvel entraîneur David Maucq est aussi exigeant qu’ambitieux. Ethe, avec un nouvel entraîneur également, sera certainement dans les bonnes places. Cédric Guillaumin devra toutefois arriver à gérer ce groupe qui n’est pas le plus facile de la série.


Freylange: ne plus prendre l’ascenseur

Freylange est une équipe connue pour alterner la lutte pour le titre en P2A et celle pour le maintien en P1. Quand Freylange arrive en P1, c’est souvent pour redescendre directement. Le nouveau président Bertrand Picard ne veut pas entendre parler de ça. “Nous avons fait des transferts pour combler les faiblesses de notre groupe”, explique-t-il. “Nous nous sommes mis au travail dès janvier pour ne pas se faire avoir en commençant notre recrutement trop tard.”

Bertrand Picard estime que l’équipe est bien renforcée. “Notre entraîneur Lionel Gondry fait du bon travail et des renforts comme Nathan Gomes, qui est passé par Virton, apportent un plus à l’équipe. J’espère donc que nous avons fait ce qu’il faut.” Ce week-end, Freylange débutera sa saison avec un match contre Rossignol. “J’espère bien savourer ma première victoire en P1. Je ne m’attends pas du tout à un match facile. Eux comme nous voudront montrer qu’ils ne sont pas en P1 pour se faire marcher sur les pieds.”

À signaler que les expérimentés Vivien Guermann et Augustin Larue ont été opérés et ne joueront plus en 2018.


Saint-Hubert: la bonne surprise ?

À Saint-Hubert, l’ancien Rochois Jérémy Rode se plaint d’un genou et craint de ne pouvoir éviter l’opération et l’indisponibilité qui y sera liée. “Je devrais en savoir plus la semaine prochaine”, confie celui qui vient de rejoindre les Borquins. “J’avais envie d’un nouveau défi et aussi envie de quitter mes copains rochois sur une bonne note avec un maintien assuré facilement et une saison correcte au niveau personnel. Saint-Hubert est ambitieux et situé à quelques minutes de la maison.” Beaucoup pensent que Saint-Hubert, à peine arrivé en P1, pourrait être la bonne surprise de la saison. “Je pense qu’il sera compliqué de se faire une place dans le Top 5. Terminer dans la colonne de gauche serait un bon résultat pour un promu, certes ambitieux, mais qui découvre la série. Habay, Ethe, Marloie et Arlon devraient être au-dessus du lot dans cette série.”


Gouvy: “Pas la préparation idéale”

Gouvy est la seule équipe de P1 pour qui l’aventure en coupe provinciale est déjà terminée. Et pourtant, les adversaires étaient principalement des équipes de P3. “La première défaite à Melreux a fait mal, reconnaît Christophe Bertels. “Globalement, notre préparation n’est pas idéale. J’ai des blessés, des vacances. Un effectif réduit depuis la reprise et j’en ai encore deux qui viennent de partir.” 

Gouvy est la dernière équipe à avoir décroché son ticket pour la P1 suite à l’arrêt de Bertrix. Oppagne était monté en D3 et Gouvy en P1. Ce n’était pas vraiment prévu. “Nous avons recruté du régional, des joueurs venant de P2. Notre objectif était principalement d’agrandir le noyau. Nous ne sommes pas vraiment renforcés.” Gouvy est donc une bonne équipe de P2. “Il faut quand même dire qu’il y a deux ans, avec les Yansenne, Schmitz et Gresse, le club avait transféré dans l’optique de monter. Quoi qu’il en soit, le maintien en P1 sera un véritable défi. C’est toujours le cas pour ceux qui montent...” Christophe Bertels se veut réaliste, pas défaitiste. “Nous sommes confiants et ne partons pas du tout battus d’avance. Je n’ai absolument aucune pression de la part du comité.”

Si Gouvy est souvent pointé comme futur descendant, c’est aussi le cas pour Rossignol qui a vu la plupart de ses cadres quitter le club en fin de saison passée.