Luxembourg Battus par Verlaine, les Habaysiens du président Toussaint sont de retour en P1

Conscient des erreurs commises, le président Philippe Toussaint veut continuer à faire grandir le club d’Habay.

Président, la défaite 2-1 contre Verlaine sonne le glas…

"Pris par mon activité professionnelle, j’étais à l’étranger dimanche. J’ai reçu des échos. L’égalisation avant la mi-temps (45e) a fait mal. Les jambes étaient coupées. Verlaine était plus fort."

Nourrissez-vous des regrets sur ce court passage en D3 amateurs ?

"Il y en a toujours. D’un autre côté, il ne faut pas fuir ses responsabilités. La D3, ce n’est pas ce qu’on m’avait vendu l’été dernier ! Chaque équipe s’est renforcée et le niveau est plus fort, plus compliqué qu’initialement attendu. Habay n’était pas prêt. Ni plus ni moins."

Les terrains (A et B) sont dans un état catastrophique. Cette excuse tient-elle la route pour expliquer les mauvais résultats ? Existe-t-il un projet de rénovation ?

"Là aussi, on pensait que cela allait aller. Nous avons été incapables d’anticiper et, oui, ce fut une erreur. Il n’y a pas un seul coupable à cette descente. Les joueurs, eux aussi, n’ont pas toujours livré des prestations irréprochables. Une modification (communale) budgétaire est prévue (en juin ?) pour inscrire le montant des travaux. Rien ne changera pour 2018-2019."

À l’instar du voisin Bertrix, Habay avait également exploité le mercato hivernal. À tort ou à raison ?

"Les Bertrigeois ont offert deux contrats professionnels (Murcia et Nsingi). Même si nous avions voulu ou pu le faire, il était hors de question de dénaturer le club. Il fallait renforcer le secteur offensif. Gobe (26 ans) avait de l’expérience à revendre. Westermann a signé un contrat d’un an et demi : il est jeune (21 ans). On savait son intégration plus difficile. Ce fut le cas. Le garçon était présent à tous les entraînements. On compte sur lui en P1."

Transféré de Virton, Simon Dupuis quitte (déjà) Habay. Que penser de son apport ?

"Simon a quand même presté . La différence (infrastructures, fréquence, rythme des entraînements…) entre Virton et Habay était (trop) grande. Je peux comprendre son choix de partir. Un ancien Virtonais, Romain Grévisse, n’était pas plus heureux au terme de sa première campagne ici."

Quels seront vos objectifs en P1 ?

"Jean-Luc Manand reste entraîneur. Nous ne jouerons pas le ventre mou. Tous les Habaysiens jurent fidélité. On a appris en D3 et, oui, on y retournera. Le club (220 affiliés) a une vision à moyen terme."