Mons

L'attaquant respire la forme dans les Hauts Pays et c’est tout son club qui en profite


Il ne finira donc jamais de surprendre tout son monde au sein du football provincial. Pour la deuxième année de suite, Bryan Bertiaux, un vrai talent en pleine occasion, a pris le contrepied des pronostics en matière de transfert et aujourd’hui, il évolue à Honnelles. En P2… ?

"Je prends avant tout le foot pour le plaisir et si je n’en prends pas quand je suis sur le terrain, je ne suis pas satisfait. C’est la raison qui m’a poussé à aller à Honnelles. L’an passé, je ne me suis pas reconnu."

Sans doute moins déterminant que la saison précédente, le Colfontainois avait tout de même séduit la direction du Symphorinois et il avait un accord. Avant de se rétracter.

"C’était un challenge très intéressant. J’ai peut-être déçu certaines personnes comme Pascal Buntinx ou les membres du comité en revenant sur ma décision mais j’ai senti que c’est ici que je pouvais prendre le plus de plaisir."

Et du plaisir, il en prend autant qu’il en donne. Après deux matches, il a déjà inscrit trois buts et les promus comptent quatre points sur six.

"Dimitri Denis, c’est quelqu’un d’extra, tant par ce qu’il a fait pour le club que pour le travail avec le groupe. J’ai découvert ce que c’était que d’avoir un groupe solidaire, un groupe qui peut rester pour boire un verre jusqu’à 23 heures après un entraînement. Je n’ai pas connu ça à Pâturages et à Tertre et pourtant, à certains moments, ça nous aurait bien aidés. Je joue dans un club chaleureux, familial, sur un des meilleurs terrains de la province. Je me revois dans mes années au RAEC Mons."

"À 22 ans, j'ai surtout besoin de jouer"

Les Honnellois réussissent donc leur début de championnat mais on, ne s’emballe pas.

"L’idée est de se sauver le plus vite possible, en faisant de bons petits matches comme c’est le cas pour le moment. Le résultat compte mais on essaie d’y mettre la manière."

Bryan Bertiaux est-il occupé à reculer pour mieux sauter ? Pour lui, ce pas en arrière ne signifie pas la fin de sa progression.

"Je n’ai que 22 ans et à mon âge, j’estime qu’on a surtout besoin de jouer. Et si je m’amuse sur le terrain comme c’est le cas, mes prestations vont s’en ressentir et je pourrai peut-être revoir mes ambitions."