Mons

Il a succédé à Gorniak en N1 du côté de l’Union St-Ghislain Tertre Hautrage Ladies


Après quatre ans de bons et loyaux services à la tête de la première équipe féminine de l’Union Saint-Ghislain Tertre Hautrage Ladies, Romuald Gorniak est retourné aux Francs Borains à la fin de la saison dernière. Fabrice Bassani a quitté son poste d’entraîneur de la N2 pour ce nouveau challenge.

"Pour la D2, j’avais postulé mais dans le cas présent, c’est le comité qui m’a proposé le poste, confie l’intéressé. J’ai réfléchi longuement, pour deux raisons. D’abord parce que j’étais vraiment bien avec mon groupe et l’on restait sur une magnifique 5e place. Ensuite, c’était par respect pour Romu. Mais comme c’est lui qui est parti, c’était plus simple. Mais ce n’est pas une décision que l’on prend en cinq minutes."

En acceptant , le quinquagénaire savait qu’il devait composer avec un sérieux héritage. "Parce qu’avec Romu, on a la même vision de la vie, la même vision du foot, mais pas la même façon de le jouer. C’est quelqu’un de fort organisé, qui travaille avec un bloc bas alors que de mon côté, plus le temps passe et moins j’aime ce bloc bas. C’est plus agréable mais aussi plus risqué. Ce fut un choc pour les filles mais elles commencent à y prendre goût."

L’entrée en matière n’est pas la meilleure qui soit, et ce n’est pas l’acclimatation qui explique le bilan mitigé après deux matches. "J’ai abordé la saison avec toutes mes attaquantes blessées ou en vacances. Je ne pouvais compter que sur Laura Gorniak, sur une jambe, et je l’en remercie. On a déjà vu cette semaine qu’avec le retour d’Anaïs Autem, on a plus de poids devant et elle a d’ailleurs mis trois buts."

Bref, les jours meilleurs sont à venir, sans pour autant que l’on s’enflamme du côté du Stade Saint-Lô. "Mes ambitions, je ne saurais pas vous les dire à ce stade. Compte tenu des équipes que nous allons rencontrer, je dirais que terminer dans le Top 5 ou le Top 6, avec un beau parcours en coupe de Belgique, ce serait déjà pas mal. Avec nos trois dernières recrues françaises, on sera armés pour jouer sur les deux tableaux."


“Susceptibles mais tellement appliquées”

Le T1 de la RUSGTH prend beaucoup de plaisir avec ses filles. “Le point positif, c’est qu’elles sont beaucoup plus appliquées que les garçons à l’entraînement. Mais elles sont aussi beaucoup plus susceptibles. Il faut donc bien peser ses mots lorsque l’on a un message à faire passer. J’ai moi-même des filles à la maison et je sais comment ça fonctionne. Mais les entraînements se passent à la perfection. Ce qui est bien, c’est qu’elles ne commencent pas tant qu’elles n’ont pas compris ce que l’on demande. Je trouve ça très bien.” Au point de tirer un trait sur le coaching chez les mecs  ? “Répondre à ça voudrait dire que je ne suis pas focalisé à 100  % sur le présent. Mais je prends tellement de plaisir que j’espère faire au moins deux ou trois saisons avec elles.”