Mons Chris Arab fait renaître l’ancien champion de Belgique en N2

Les Junkies, voilà bien un nom qui parle aux amoureux du foot en salle dans le Borinage. C’est parce qu’il y a fait ses premières gammes en D1 et qu’il connaît l’attachement des Borains à ce monument que Christopher Arab, le coprésident, a décidé de le ramener à la vie.

Chris Arab, comment en êtes-vous arrivé à ressusciter les Junkies ?

"J’étais avec mon ami Adrien Saussez qui fut gardien à l’Albert et qui joue maintenant à l’Union Saint-Gilloise. Il était venu me voir l’année passée quand je jouais en D1 à La Louvière et en discutant, l’idée est venue de reprendre un club et de monter quelque chose ensemble."

Et le choix s’est porté tout de suite sur Flamengo ?

"Pas vraiment. Au départ, on avait plus l’idée de quelque chose de régional avec des copains. Mais on a appris que Flamengo allait vendre son matricule et on s’est mis à table avec Cédric Detaille. Tout lui appartenait dans ce club, ou presque, et à la deuxième entrevue, on a trouvé un terrain d’entente. Adrien et moi, nous serons les présidents. Et Cédric restera CQ ."

Mais le club va changer de nom. Et il va s’appeler les Junkies…

"C’est mon premier club en D1, il y a une dizaine d’années, alors qu’il était déjà installé à Frameries. On a beaucoup de gens qui s’intéressent à notre projet, et beaucoup de sponsors. On va aussi créer une école de jeunes et on a déjà trois ou quatre équipes pour la saison prochaine. Ce sont près de 80 personnes qui sont déjà impliquées dans le club, qui retrouvera sa première salle, la salle omnisports de Boussu."

Avec quoi comme staff ?

"On a décidé de faire confiance à Salvatore Galofaro pour qui ce sera une première expérience comme T1 . Il a connu le club à ses débuts et, quand on lui a parlé de nos ambitions, il a accepté de relever le défi."

Ces ambitions, quelles sont-elles justement ?

"Le maintien en N2 le plus vite possible. Quand il sera acquis, on pourra faire les calculs. Mais je vois plutôt ce qui vient comme une année de transition."

Et le groupe ?

"De Flamengo, on a gardé le capitaine, Loïc Mahieu, en qui on a toute confiance. Trois joueurs de l’ancien club sont aussi restés. Les autres, ce sont des garçons qu’on a contactés et qui ont l’expérience de la nationale."