Mons François Bultez est de retour aux commandes du RC Frameries

François Bultez pensait avoir fait le tour sur le banc de touche des grandes écuries de D1 de rugby en Belgique. Les contraintes liées aux déplacements entre son domicile thulinois, son boulot à Namur et Dendermonde, où il a glané plusieurs trophées durant trois ans, avaient eu raison, après dix ans de coaching, de sa passion du ballon ovale.

Et pourtant lors de la reprise des entraînements au RC Frameries, il était là, bien présent pour relever un nouveau défi.

"J’avais été approché par Boitsfort et le Kituro, qui sont aussi de beaux clubs avec de beaux projets. Mais le système aurait été compliqué d’un point de vue familial, commence François. Et puis Frameries est arrivé."

Si les récents promus en D1 représentent quelque chose dans sa carrière, il n’a pas forcément voulu se lancer dans la gueule du loup sans réfléchir.

"Je suis d’abord allé voir ce qu’il s’y passait, révèle-t-il. Et j’ai téléphoné à tous les joueurs. Au final, le projet m’a parlé. J’ai senti une autre dynamique que par le passé. Le noyau est jeune, très jeune, mais ces gars veulent y arriver. On a fait venir des gars d’expérience mais qui ne sont pas là forcément pour prendre directement la place des gamins. Ça permet de faire progresser le groupe et le club ne met pas de pression."

Alors que le club bouge en coulisses, sur le terrain, ça risque de déménager aussi. "L’ambiance est au beau fixe ! souligne François. Et il y a du monde à l’entraînement. Lors de la reprise le 27 juillet, ils étaient 40-45 à l’entraînement. On table sur un noyau d’une soixantaine pour la saison, c’est important. On veut aussi mélanger rugby et plaisir. C’est un beau challenge."

D’autant que les Borains ne comptent pas faire l’ascenseur. "On ne va pas clamer que l’on va jouer les playoffs mais, chez nous, ce sera clairement une finale chaque dimanche."


“L’Ironman d’Hawaï ? Impossible”

 Le rugby étant un sport très usant, il n’est pas rare, en fin de carrière, de voir des rugbymen cassés de partout. C’est le cas de François Bultez, à qui on avait même affirmé qu’il ne courrait plus jamais. Pourtant, l’entraîneur du RC Frameries s’est trouvé une nouvelle passion : le triathlon.

“Cela fait deux ans, sourit-il. Tout a commencé via ma compagne. Ensuite, je me suis rendu compte que c’était un bon compromis sportif.” Résultat, après deux ans, il a terminé l’Ironman de Barcelone. “C’était un chouette défi. J’ai besoin de me dépasser, j’ai besoin de toujours plus de sports. Et ce n’est pas très traumatisant. Concernant la course, j’alterne lorsque je sens que ça ne va pas.” Là où les adeptes rêvent d’Hawaï, le Thulinois pas du tout. “Ce ne sera pas possible à cause du genou et la course à pied. Mais faire ce que je fais est déjà super.”