Namur Relégué en P3, le club gembloutois a l’ambition de gravir les échelons

La saison de Sauvenière en P2A a été tout sauf un long fleuve tranquille. Derniers avec quatre unités et plus de 100 buts encaissés au terme du championnat, les Gembloutois retrouveront logiquement la P3 la saison prochaine. "Avec les soucis financiers, certains joueurs sont partis. Quand il n’y a que cinq ou six personnes aux entraînements, les conditions ne sont pas réunies pour faire quelque chose", explique le vice-président Aubry De Koster qui a rejoint le club il y a un mois.

Mais Sauvenière a un projet sur le long terme. Les dettes ont été réduites tandis qu’une dizaine de sponsors se sont manifestés. Cette relégation servira de tremplin pour gravir les échelons. C’est en tout cas le souhait de la nouvelle direction qui ne cache pas ses ambitions, sans doute démesurées. "On va travailler avec un nutritionniste et un préparateur physique. Il y aura trois entraînements par semaine. L’objectif est de faire de Sauvenière un club professionnel dans les dix ans."

Pour cela, le club a déjà transféré plusieurs joueurs de nationale. "Tanguy Steens (22 ans), ancien Espoir du Sporting de Charleroi passé par Woluwe et Waterloo, veut reprendre goût au jeu à Sauvenière. Issam Zougagh (26 ans), passé notamment par Walhain, pour dynamiser la ligne offensive et Ronny Ntuba Kazadi (24 ans), défenseur vivace qui a notamment joué en P1 flandrienne. On est aussi en négociations avec Salim Aoulad, le frère de Mohamed Aoulad qui a joué au Sporting de Charleroi et au Sporting d’Anderlecht. Ce sont des jeunes joueurs mais qui ont déjà une certaine expérience. Le but est de pouvoir miser sur des jeunes du club grâce à eux."

Malgré les ambitions, le club ne se met pas la pression pour autant. "On ne va pas forcément viser le titre cette saison mais avec les joueurs qu’on vient de signer, si l’alchimie prend, on veut pouvoir jouer la montée. L’objectif est d’attirer chaque année deux ou trois renforts. On est capable de jouer plus haut qu’en P3. On doit pouvoir atteindre rapidement la P1 namuroise. Dans la région de Gembloux, on ne parle que de Sauvenière", conclut Aubry De Koster.