Namur Le triathlète wépionnais a nagé d’Hastière à Seilles ce samedi dans la Meuse, soit 65,2km parcourus en 17h03

C’est un sacré exploit sportif, un de plus, que Julien Deneyer a réalisé ce samedi. Après avoir traversé la Manche à la nage il y a deux ans, ce qui représentait une quarantaine de kilomètres d’effort, le triathlète wépionnais a nagé dans la Meuse d’Hastière à Seilles, assisté par quatre membres de sa famille, dont deux sur un canot.

Forcément , il lui a fallu toute une journée, et même plus, pour y arriver, mais il l’a fait. "Je suis parti vers 4h15 du matin d’Hastière, et j’ai mis 17h03 pour y arriver", précise Julien Deneyer. "J’ai parcouru 65,2 km jusqu’à l’écluse d’Andenne." Il a cependant été poussé dans ses derniers retranchements dans l’ultime partie de son aventure. "Cela a été un sacré soulagement d’aller au bout. À 10 kilomètres du but, j’étais épuisé, je me suis arraché pour terminer. Je m’attendais à un peu plus de débit. D’habitude, je fais du 4 ou 5 km/h. Ici, j’ai commencé à du 4 km/h, avant de redescendre à 3,7 km/h. En plus, il y avait une houle de face, c’était saccadé. C’était donc plus dur que prévu. C’est au mental que l’on finit."

17 heures d'efforts

Notre interlocuteur a en plus dû gérer le passage des écluses, où il devait bien sortir de l’eau pour ensuite replonger dans La Meuse quelques centaines de mètres plus loin. Pas l’idéal du tout pour la fluidité de l’effort. Cependant, il a pu compter sur les encouragements de plusieurs dizaines de spectateurs, particulièrement non loin de son domicile, lui qui est ophtalmologue à Wépion.

En outre , la consigne avait été transmise aux pilotes des différents bateaux et péniches de ralentir l’allure au passage de Julien, afin qu’il ne soit pas trop perturbé par les remous.

La question de porter sa combinaison ou non s’est aussi posée. "Je l’ai portée tout le temps, pour finir. Au début, j’avais chaud mais à la fin, j’avais plus froid, j’ai donc bien fait de la garder sur moi."

Son repos a été plus que mérité après un pareil exploit. "J’ai pris 48h de repos au niveau physique. Avant samedi, j’avais fait 15 jours de natation (NdlR, pour la préparation)."

Il n’a rien laissé au hasard, la réussite est à ce prix.


Une préparation pour l’Enduroman

L’exploit réalisé ce samedi par Julien Deneyer lui servait en fait de préparation pour l’Enduroman, sorte d’ultra triathlon qu’il disputera en septembre entre Londres et Paris.

"Il faudra d’abord parcourir 140 km à pied de Londres à Douvres, puis enchaîner avec une quarantaine de kilomètres de nage pour la traversée de la Manche", précise Julien. "C’est difficile de dire où on arrivera en France (NdlR : à cause des courants)."

Quoi qu’il en soit, il restera alors un peu moins de 300 km à parcourir à vélo jusqu’à Paris. L’entraînement se poursuit et est indéniablement intense. "Je ferai de la très longue distance en natation et course à pied, avec du renforcement musculaire. En vélo, je ne ferai pas plus de deux séances par semaine."

Il fera un dernier grand test le 5 août, avec des concurrents, à l’occasion d’un marathon-natation à Zurich, qui se nomme le Sri Chinmoy Marathon et qui consiste à nager 26 km dans le lac local.