Tournai-Ath-Mouscron

Si on en croit le président Philippe Olivier, l’arrivée des investisseurs français au RFC Tournai serait programmée dans les semaines à venir.

"Nous ne sommes pas pressés", souligne-t-il. "Mais il ne nous manque pas beaucoup de documents pour que cela soit acté. En réalité, nous attendons un signal de la Régie qui gère le stade Luc Varenne. Les nouveaux investisseurs attendent une convention en bonne et due forme."

Selon l’homme fort du RFC Tournai, toutes les parties sont demandeuses dans ce rapprochement. "De notre côté, nous avons la chance d’avoir quelqu’un qui veut injecter des fonds au club. Si quelqu’un vient avec de l’argent, nous ouvrons évidemment la porte. Nous ne devrons plus aller pleurer à gauche et à droite pour avoir des fonds. Nous n’aurons plus cette épée de Damoclès."

Les exigences des personnes qui ont repris le RFC Tournai il y a de cela trois ans sont connues depuis belle lurette. "Nous voulons conserver une identité tournaisienne dans ce club. Nous nous battons pour cela depuis la reprise du club et nous ne voudrions pas que cela soit mis de côté. D’ailleurs, notre requête a vite été comprise puisque les premiers à avoir resigné, ce sont les jeunes Tournaisiens. Et puis, je resterai président du conseil d’administration."

Cet investisseur est connu : il s’agit de Tigran Arakelian. Et c’est assez surprenant puisque la saison dernière, le Français avait déjà fait une approche mais avait été considéré comme indésirable par une grande partie du CA. "Je pense que ce qui a fait peur l’année passée, c’est que tout était assez brusque. Il fallait aller trop vite et certains ont pris peur. Nous n’avons pas vraiment eu le temps de tout mettre en place, de se faire confiance."


Le retour des projets un peu fous ?

 Lors de sa première tentative d’arrivée au RFC Tournai, Tigran Arakelian, avait des projets en conséquence pour la cité des Cinq Clochers. Mais des projets qui faisaient peur tant ils paraissaient inconcevables avec le stade Luc Varenne. On parlait alors d’un restaurant gastronomique, de buvettes panoramiques derrière les buts et d’autres encore.

Tigran Arakelian aurait-il mis ces projets aux oubliettes ? Pas vraiment. “Vous savez, toutes proportions gardées, au Standard ou à Anderlecht, il y a des restaurants gastronomiques qui sont ouverts en dehors des jours de match”, explique le président. “Alors si cette personne veut le faire à Tournai, pourquoi pas ! Moi je ne dis pas non.”

Reste alors à trouver un accord avec la Régie communale autonome. Ce qui ne sera pas le plus facile.