Tournai-Ath-Mouscron Le jeune retraité des terrains a proposé ses services au culot. Et ça a marché

Depuis mai dernier, en raison de problèmes récurrents au dos, Julien Dubois a dû stopper sa carrière de gardien de but. Il évoluait à Molenbaix, en P2A. Mais il ne sera pas resté inactif bien longtemps puisqu’il a obtenu un poste de coach chez les jeunes à… Anderlecht.

Qui ne tente rien n’a rien et ça, Julien l’a bien compris. "Comme tout le monde le sait, j’ai toujours voulu coacher et comme je ne peux plus jouer à cause de mon dos, c’était le moment de franchir le pas" , indique Julien Dubois. "Je voulais diriger une équipe première mais, après quelques discussions avec Molenbaix, cela ne s’est pas fait. Je souhaitais un projet sérieux car je pense qu’une première année en tant que coach est déterminante pour la suite d’une carrière. J’ai bien eu l’une ou l’autre proposition mais il était tard dans la période de transferts et les projets ne me convenaient pas vraiment."

"Ca ne se refuse pas"

Julien Dubois a donc décidé de se tourner vers les jeunes.

"J’étais là aussi à la recherche d’un niveau correct. J’ai donc envoyé un dossier avec mes idées, ma philosophie du jeu à quelques clubs, dont Tournai, Renaix, Mouscron. Tous m’ont accordé un entretien et puis proposé une équipe", assure l’ancien portier. "Mais mon dossier étant de toute façon fait, j’ai, au culot, décidé de l’envoyer à Anderlecht, sans trop y croire, bien évidemment."

À sa plus grande surprise, Julien Dubois a été convié à un entretien. "Durant trois heures, ils ont remis en question toutes mes idées et m’ont demandé de tout approfondir. J’ai dû faire des démonstrations au tableau. Suite à ça, j’ai participé à une semaine d’entraînement avec les jeunes dans la catégorie du foot à huit. J’ai dû donner des séances sur des thèmes imposés et j’étais supervisé. J’ai réussi et, il y a deux semaines, j’ai reçu une proposition de contrat pour les U12 élite. Je suis un peu déçu pour Mouscron car, entre-temps, j’avais donné mon accord pour les U16 provinciaux là-bas mais une proposition d’Anderlecht, avec tout le professionnalisme que cela implique, ne se présente qu’une fois dans une vie et je me devais vraiment de saisir l’occasion."


Envie de gravir les échelons… mauves

Julien Dubois, qui a aussi défendu les filets de Beloeil, Tertre, Ostiches et Péruwelz, souffrait du dos depuis plusieurs mois déjà. “Le diagnostic a révélé une discopathie sévère. Autrement dit, mes vertèbres subissent trop de chocs. J’ai continué à jouer jusqu’au bout avec Molenbaix mais j’ai dû m’accrocher. Il était temps d’arrêter sous peine de souffrir toujours autant.”

Julien Dubois va donc à présent vivre un rêve éveillé en rejoignant la prestigieuse écurie anderlechtoise.

Au début, il a dû se pincer. “J’ai réellement cru rêver, oui, mais maintenant je suis revenu à la réalité et j’ai bien conscience de n’être encore nulle part.”

“Je sais qu’à Anderlecht je vais apprendre énormément car le niveau des joueurs mais aussi des coaches est incroyable. L’appétit venant en mangeant, je rêve désormais de progresser dans la hiérarchie mauve.”