Tournai-Ath-Mouscron Guy Quittelier, le président, a décidé de ne pas inscrire d’équipe fanion en 2018-2019

Malgré un maintien acquis sur le terrain, le FC Brunehaut n’évoluera plus en P2 la saison prochaine. Guy Quittelier, le président, a dû se résoudre à prendre la décision afin de ne pas vivre un prochain exercice dans le dur. Car l’effectif aurait été réduit à peau de chagrin.

Depuis plusieurs semaines déjà, on savait que Tony Dubois, le jeune et talentueux artificier du FC Brunehaut, rejoindra la REAL. "Et puis, Michaël Wiesniewski, mon coach, part au Pays Blanc comme T2. Et Vincent Williame, notre T2 et qui est aussi mon beau-fils, va également au Pays Blanc, comme bon nombre d’autres joueurs, d’ailleurs. Enfin, je n’en veux pas au club d’Antoing et quand je verrai les dirigeants, je leur paierai un verre, confie Guy Quittelier. Il faut savoir faire preuve d’un peu d’humour, même si je suis un peu déçu et dégoûté de la situation. Quand, sur un noyau de 20, vous avez déjà 12 partants, reconstruire un effectif compétitif n’est pas évident. Je n’avais pas envie que les garçons ayant décidé de rester se prennent des tas de goals tous les week-ends."

Néanmoins, le FC Brunehaut ne va pas disparaître de la carte footballistique. Un rapprochement a ainsi été décidé avec le club voisin du FC Bléharies. "Nous allons inscrire une équipe de U21 et sans doute aussi des U10. Nous devons encore voir où se joueront les matches et où se feront les entraînements. Nous nous associons avec Bléharies avant d’envisager, pourquoi pas, une fusion. On verra dans un an."

Guy Quittelier espère pouvoir compter sur de nouvelles têtes pour reprendre le flambeau, lui qui a créé le club d’Hollain il y a 49 ans. Il y a deux ou trois ans, il avait déjà laissé entendre qu’il souhaitait passer la main. Mais trouver un successeur n’est pas évident. Il estime aussi qu’il y a trop de clubs sur l’entité.

"Quatre, c’est beaucoup. Et c’est le club situé le plus haut dans la hiérarchie, à savoir le nôtre, qui est obligé de stopper. Ce qui me chagrine, bien sûr. Une fusion avec Bléharies peut s’envisager, mais il faudrait voir si nous avons les moyens d’entretenir deux sites. La commune dit qu’elle n’a pas les moyens de nous aider. Mettons-nous autour d’une table pour voir s’il n’y a pas possibilité de créer un ou deux bons clubs dans l’entité, histoire que nous soyons plus compétitifs."