Sports US Si la finale de MLS se déroulera ce samedi entre Toronto et Seattle, pour la deuxième année consécutive, les awards sont décernés jusqu'à la rencontre. L'un des plus prestigieux ne reviendra certainement pas à un vainqueur de MLS.
En effet, Diego Valeri, le milieu de terrain argentin de Portland, a a été sacré meilleur joueur de la Ligue nord-américaine, par les entraîneurs, les joueurs et les médias. Une belle satisfaction pour l'Argentin dont l'équipe a été éliminée en demi-finale de la Conférence Ouest par les Houston Dynamo.

Il faut dire que sa saison était plus que réussie, en tout cas dans les chiffres. Avec 21 buts et 11 assists, il est devenu le deuxième joueur à scorer au moins à 20 reprises, tout en distillant minimum 10 passes décisives. Ce qui est d'autant plus étonnant quand on sait que Valeri a eu 31 ans cette année, soit un âge auquel beaucoup de joueurs dépérissent. "J'ai 31 ans et ce n'est pas facile", avouait-il lors de la remise du trophée, lundi à Portland. "Il y a beaucoup d'excellents joueurs en MLS et je ne m'attendais donc pas à cela. En tout cas, chaque trophée individuel, dans notre sport, est une réussite collective. Ce trophée est donc pour tous mes équipiers également."

Valeri a donc accompli sa saison la plus aboutie depuis son arrivée en 2013. Ses neuf buts en neuf rencontres, du 29 juillet au 24 septembre (record du genre en MLS) ont certainement contribué à sa renommée. L'arrivée de son compatriote Sebastian Blanco (ex-San Lorenzo) en février à Portland a offert quelques perspectives à Valeri. "Un nutrionniste et un ostéopathe nous aident", confie celui qui prend plus soin de loin depuis qu'il a 30 ans. "Ils nous aident à déterminer quel genre de nourriture est bon pour nous ou ne l'est pas."

Diego Valeri, qui compte trois sélections avec l'Argentine, s'est en tout cas permis de devancer largement David Villa (NYCFC), Nemanja Nikolic (Chicago) mais aussi et surtout Giovinco (Toronto), alors que l'ancien Brugeois Victor Vazquez (Toronto) figure dans le onze de la saison. “Les détails font parfois la différence", notait encore le MVP 2017. "Portland a renforcé ma conviction que votre carrière est réussie si vous avez un impact dans l'histoire d'un club, pas seulement si vous jouez pour l'une des meilleures équipes au monde."

Mais Valeri compte bien faire de Portland, sa ville d'adoption où il vit avec sa femme et sa fille, la meilleure équipe de MLS, pour commencer. Dès le début de la saison 2018, en mars...