Tennis À l’aube de ses 21 ans, Deborah Kerfs vient de gagner 110 places au classement WTA.

Il y a trois mois, Deborah Kerfs était 637e mondiale. Ce lundi, elle pointait à la 527e place. Un très joli cadeau pour son 21e anniversaire, qu’elle fête jeudi, mais surtout le résultat de gros progrès au niveau de la régularité puisqu’elle s’est hissée trois fois en demi-finales de 10.000 $ et même une fois en quarts de finale d’un 25.000 $ en Italie.

"Depuis le 1er septembre, je travaille avec Serge Carpentier et cela a changé beaucoup de choses", explique l’Arlonaise. "Serge est sympa en dehors du terrain, marrant et très positif mais, surtout, il a énormément d’expérience et j’ai appris beaucoup avec lui, notamment d’un point de vue tactique. Lorsque nous sommes en Belgique, il vient trois fois par semaine de Bree à Luxembourg pour m’entraîner. J’avais besoin de me sentir entourée. Avant, je partais souvent en tournoi avec une Française, ancienne joueuse de l’Académie Justine Henin, mais ce n’est pas pareil."

Après un début 2015 difficile (elle franchissait rarement le 2e tour), Deborah n’a pas choisi la voie de la facilité, mais elle a décidé d’investir dans sa carrière pour tenter d’être Top 400 fin de l’année : "Si ça ne va pas maintenant, ça n’ira jamais. C’est vrai que j’ai davantage de frais, mais j’essaie de compenser en choisissant bien mes tournois. C’est pour cela que je vais souvent jouer en Tunisie, où les hôtels et les terrains sont bien et pas trop coûteux."

Deborah Kerfs estime qu’elle a perdu près de deux ans : "La dernière année au centre AFT, ça n’allait vraiment plus. Puis j’ai dû finir ma rhéto à Arlon et je n’ai pas pu jouer souvent à l’étranger comme je le voulais."

À la recherche du temps perdu, Deborah dispose d’un atout : son tennis académique lui permet souvent de mieux jouer face à des adversaires mieux classées : "C’est vrai que, face à des joueuses qui cherchent avant tout à défendre, je perds trop vite le rythme. Gagner en régularité, c’est un des gros défis que je me suis lancé."

Dernièrement, Deborah a également remporté un double à Hammamet. Un résultat intéressant pour une jeune fille plutôt solitaire dans l’âme : "Trouver la partenaire avec qui on s’entend bien n’est jamais évident. Mais c’est vrai que, même si nous avons gagné la finale par forfait, le double m’a apporté de la confiance et du jeu vers l’avant."

Cette semaine, Deborah dispute le tournoi d’Amiens, avec un premier tour très difficile face à Sofie Oyen.