Tennis Déception et tristesse côté belge, le son de cloche était évidemment tout autre dans les médias français ce lundi. Revue de presse entre félicitations à l'équipe de Noah et reconnaissance du nouveau statut de Goffin.

Le Liégeois est d'ailleurs surnommé "le poison rouge" par Le Figaro. Le quotidien généraliste souligne entre les lignes que Goffin fait désormais partie des tout grands. "David Goffin était arrivé à Villeneuve-d’Ascq avec dans le dos la pancarte d’ennemi nº1 pour une équipe de France qui a perdu l’habitude de se mesurer à des joueurs de ce calibre" rappelle le journal concernant le seul joueur qui a remporté ses deux matches du week-end, en signant au total un six sets à zéro face à Pouille et Tsonga.

Le Figaro met également en exergue le parcours "facile" jusqu'en finale, et ce depuis plusieurs saisons.

"Les Bleus ont, depuis deux ans, affronté le Canada sans Milos Raonic (1er tour 2016), la République tchèque sans Tomas Berdych (quarts de finale 2016), puis le Japon sans Kei Nishikori (1er tour 2017), la Grande-Bretagne sans Andy Murray (quarts de finale 2017) et la Serbie privée de Novak Djokovic (demi-finales 2017)" tandis que confrontée à des équipes portées par leur leader naturel, l'équipe de Noah éprouve de grandes difficultés. Ce qui amène Le Figaro a réfléchir sur l'issue de la finale si Goffin avait aussi joué le double.

Le Liégeois a d'ailleurs marqué de son empreinte ce week-end, malgré la défaite. A l'inverse de Steve Darcis, descendu sans la réserve par L'Equipe au terme d'un "carnage" malgré un palmarès "qui avait de quoi inquiéter".

"Bien trop timoré pour espérer quoi que ce soit, Darcis a abusé des revers slicés, que Pouille s’est fait un plaisir de sanctionner pendant toute la rencontre".

Le Parisien enfin est plus limpide et pragmatique. Pour le quotidien de la capitale, "l’histoire ne retiendra à juste titre que le nom des lauréats sur l’immense saladier d’argent".