Tennis

Roger Federer s'est dit samedi "triste" après l'adoption par la Fédération internationale de tennis (ITF) de la réforme de la Coupe Davis, le Suisse déplorant "des failles" dans la nouvelle formule à qui il souhaite tout de même "laisser une chance".

"Je me sens triste par rapport à cela, de ne pas avoir la Coupe Davis comme elle était avant. Cela ne sera jamais pareil pour la génération suivante", a lancé le Suisse en marge du tournoi de Cincinnati.

"J'espère simplement que chaque centime de cette quantité d'argent sera payée pour la génération suivante", a ajouté le vainqueur de 20 tournois du Grand Chelem, en référence au contrat à trois milliards de dollars sur 25 ans signé entre l'ITF et le fonds d'investissement Kosmos, dirigé par le footballeur Gerard Piqué, pour la nouvelle formule de la Coupe Davis.

Celle-ci enterre l'habituelle compétition étalée sur quatre week-ends de trois jours, et la remplace par une phase finale raccourcie regroupant 18 équipes, disputée sur terrain neutre sur une semaine en novembre, pour clôturer la saison.

"Nous avons connu une situation similaire avec l'ATP (l'organisateur du circuit masculin, ndlr) et cela nous avait grandement coûté. Je ne veux pas que cela se reproduise", a averti Federer, se souvenant de l'épisode de la banqueroute de l'entreprise suisse ISL, qui avait promis plus d'un milliard de dollars sur dix ans pour les droits de certains tournois, en 2000. Cet effondrement brutal avait enrayé tout le projet.

"L'ITF n'a jamais impliqué les joueurs historiquement, (le projet) a vraiment des failles sur certains points. Je suis tout à fait pour l'innovation, et je vais leur donner une chance dans une certaine mesure", a ajouté le joueur de 37 ans, vainqueur de l'édition 2014 mais qui n'est revenu la jouer qu'une seule fois depuis. "Cela va être intéressant de voir comment cela va marcher".

L'ancien N.1 mondial Novak Djokovic a lui répété que "le changement était inévitable pour le format". "Je suis vraiment content que les gens de l'ITF comprennent l'urgence du changement de format et du calendrier. Cela n'allait pas, surtout pour les meilleurs joueurs", a dit le Serbe.