Tennis La Belgique aura besoin de ce dimanche du soutien de ses supporters.

La fièvre de la folle finale de Lille face à la France est vite retombée. Depuis vendredi, les tribunes du Country Hall du Sart-Tilman sont loin d’être remplies jusqu’aux pigeonniers. Certes, l’affiche de ce premier tour du Groupe Mondial de Coupe Davis n’est pas exceptionnelle. Mais on pouvait espérer un peu plus d’engouement. Le kop belge est, bien sûr, fidèle au poste avec tambours et trompettes. Il donne de la voix et du geste de la première à la dernière balle. Il fait quasiment partie du staff et entraîne le reste du public. Mais on aurait aimé, dans la foulée de la campagne de 2017, un public nombreux. Parfois même, hier, c’étaient les supporters hongrois qui donnaient le tempo.

On sait d’expérience qu’il est difficile de faire bouger le spectateur belge, souvent blasé et casanier. En tennis, c’est encore plus flagrant. Il lui faut grands noms pour céder à la tentation. Il répond présent lors des matches décisifs ou lorsque des stars mondiales sont de la fête.

En 2015, le Flanders Expo de Gand était trop petit pour accueillir la finale face à la Grande-Bretagne. Et on se souvient que le Spiroudome de Charleroi avait refusé du monde pour voir Nadal en 2011 et Djojovic en 2013. Mais pour des rencontres de premier tour, sans réelle star étrangère, l’enthousiasme est bien moins grand. Le constat vaut d’ailleurs aussi pour les tournois ATP ou WTA organisés dans notre pays. Le succès populaire n’est au rendez-vous que si de grands noms barrent l’affiche. Un peu comme si les exploits de Justine et Kim avaient habitué les fans de tennis au seul menu gastronomique. Nul que ce dimanche, pour une dernière journée décisive, les Diables Rouges des courts pourront compter sur l’appui de la grande foule. Ils le méritent et il reste des places à vendre !