Tennis

A l’issue de sa première victoire sur le sol de Rotterdam, le n°11 mondial a signalé son retour au sein de la bande à Van Herck pour le quart face à l’Italie.

« Je comprends la polémique qui a suivi l’annonce de mon forfait face à l’Allemagne (Ndlr : au 1er tour de Coupe Davis) mais je suis heureux de retrouver le groupe dans quelques semaines ». Avec son sourire timide, Goffin a simplement signifié qu’il n’avait pas oublié le projet Davis, pourtant de plus en plus abandonné par les membres du Top 15. « Le calendrier s’y prête bien, cela se déroulera après la tournée américaine à Indian Wells et Miami », explicitait-il.

S’il s’attend à une atmosphère des plus chaudes au Spiroudome, il a voulu rappeler qu’il n’y avait aucun malaise avec les autres membres du Team Belgium. Il s’est d’ailleurs entretenu avec Steve Darcis qu’il a évincé en quarts à Sofia la semaine dernière. « On en a discuté et je l’ai une nouvelle fois félicité. D’ailleurs, toute l’équipe a compris ma décision. »

Le Top 10 toujours en ligne de mire

A Rotterdam, Goffin pourrait enfin passer le fameux cap du Top 10. « Comme chaque semaine, je vous le répète : ce serait extraordinaire, c’est le rêve de tout joueur professionnel. Mais sans que cela devienne une obsession... » C’est noté !

Monfils (ATP 10) toujours absent des courts, Goffin, Dimitrov, Tsonga ou encore Berdych pourraient lui chiper sa place cette semaine. Si le Belge ne trébuche pas face au local Robin Haase, qu’il a déjà vaincu en début d’année à Doha, il pourrait retrouver Dimitrov en quarts. Pour la troisième fois en un mois… Un face-à-face qui se révélerait décisif dans la course au Top Ten.

Un dépucelage oranje

Lors de ces trois dernières participations au tournoi hollandais, jamais le Liégeois n’était parvenu à passer le premier tour. Avec au passage une humiliation en 2013 face au désormais retraité finlandais Nieminen (6-0, 6-0). « Je n’en faisais pas des cauchemars, mais il était temps de briser cette série. C’était une anecdote marrante mais bon… », soulignait Goffin.

Cette victoire sèche (6-3, 6-2) face au mitrailleur russe Kuznetvov (54e ATP), le Belge l’a dessinée avec autorité, maturité et justesse dans le money time. Et ce, grâce notamment à une mise en jeu « qui a gagné en puissance », comme le soufflait l’ancienne gloire néerlandaise Richard Krajicek, reconverti comme directeur de l’ATP 500 de Rotterdam. « Durant cet hiver, j’ai bien bossé cet aspect du jeu et cela m’offre plus de points gratuits », confirmait le n°1 belge.

Et donc de raccourcir également le temps passé sur le court. D’autant plus important quand a un double à disputer dans la foulée. Car Goffin était associé à Verdasco sur cette épreuve. « Il m’a fait cette proposition à l’Open d’Australie et j’ai accepté. » Pour leur coup d’essai, le duo a cédé face aux vieux loups Kubot-Melo (6-1, 7-6).

Dimitrov dans la douleur

Opposé à Mischa Zverev, « Baby Federer », dont le surnom apparait obsolète, a dû s’employer pour s’imposer en trois manches (6-7(4), 6-2, 6-4) au premier tour. « Il m’a mis en difficulté avec sa volée phénoménale et la fatigue est présente après mon titre à la maison (Ndlr: A Sofia contre Goffin en finale », déclarait Dimitrov. Il signe ainsi sa 15e victoire de la saison. Seul Nadal l’a vaincu en 2017, c’était en demi à l’Australian Open.

Tsitsipas, un gamin à suivre

Âge de 18 ans, le jeune grec a livré une prestation solide mais s’est incliné contre Tsonga pour son premier match sur le circuit principal en tant que Wild-Card ( 6-4, 7-6 (2)). A l’échauffement sur un court annexe, l’ex n°1 junior ne laissait pas les observateurs indifférents. Il a également reçu une invitation pour le tournoi de Marseille la semaine prochaine.