Tennis Le Liégeois joue ce dimanche (9h) une deuxième finale de suite à Tokyo. Place au dangereux gaucher français Adrian Mannarino, qui a sorti Marin Cilic.

On ne l’arrête plus ! Voilà David Goffin qui disputera ce dimanche sa deuxième finale en deux semaines, la deuxième également à Tokyo après celle perdue la saison passée. Samedi, il a livré un excellent match pour se défaire de l’accrocheur argentin Diego Schwartzman 7-6, 7-6.

"C’était une sacrée bataille, un gros match, avec de gros échanges. Un match de qualité des deux côtés et ça a tourné en ma faveur", confiait-il ainsi après la rencontre. Un mano a mano où il a seulement fléchi en fin de deuxième set au moment de boucler l’affaire à 5-4 : "Je servais moins bien même dans les deux jeux précédents, je sentais que ça passait tout juste alors que lui continuait de me mettre la pression, à être très agressif. Je ne pouvais pas faire beaucoup plus, c’était dur d’en remettre une couche."

Mais le Liégeois a encore prouvé qu’il avait des nerfs en acier trempé sur cette tournée asiatique car il ne s’est pas crispé et a continué à y aller franchement, sans aucune retenue. Même en passant de 4-2 à 4-5 dans le dernier jeu décisif, il n’a pas paniqué du tout.

"Il fallait s’accrocher. Et ensuite j’ai eu un peu de réussite dans le jeu décisif. J’ai bien tenu, ce qui est encore un signe que je suis bien dans la tête et le jeu."

Comment fait-il la différence dans ces matches au couteau jour après jour ?

"C’est dans l’attitude", explique-t-il. "Il faut continuer à toujours avancer, à croire en mon jeu, croire en mon plan de jeu."

Il y a un coup qui lui sert de baromètre quand la pression monte : "Je sers également mieux donc ça m’aide. Le service est bien revenu depuis Metz. On a beaucoup travaillé dessus depuis l’hiver dernier et là c’est de nouveau en place depuis que je suis à 100 % physiquement."

Comme tout est bien en place, Goffin peut s’engager totalement dans tous ses matches : "Je suis bien mentalement, je ne refuse pas le combat."

Et combat il y aura encore en finale face à Adrian Mannarino. Le gaucher français a démontré sa belle forme en sortant Marin Cilic samedi. Ce match a de nouveau un petit goût de Lille, mais Goffin sait à quoi s’attendre face à l’atypique Manna qu’il a dominé deux fois en autant de duels : "Je le connais très bien, on s’entraîne souvent ensemble. Mannarino a un jeu typique de gaucher mais là aussi j’ai les armes pour l’embêter, notamment avec mon revers croisé."

À Tokyo, Goffin se sent comme à la maison alors il aimerait franchir la dernière marche cette fois. "Je viens deux fois à Tokyo, je fais deux finales, c’est signe que je me sens bien ici ! C’est une ville que j’aime bien, il y a une belle énergie, c’est toujours plein dans le stade. C’est vraiment gai."

L’autre bonne nouvelle de sa semaine, c’est qu’il occupe désormais virtuellement la huitième et dernière place qualificative pour le Masters de Londres. Alors pas question de commencer à cogiter ou à écouter une éventuelle fatigue. Il faut y aller ! "Je ne me soucie de rien, je ne calcule pas, je me donne à fond. Je veux profiter de ma bonne forme."