Tennis

Autoritaire vainqueur (7-5, 6-3, 6-1) de Lucas Pouille, 18e mondial, David Goffin a offert à la Belgique le premier point de son duel avec la France en finale de la Coupe Davis de tennis vendredi au stade Pierre Mauroy de Villeneuve d'Ascq (Lille).

Sur la lancée de sa finale au Masters dimanche à Londres, le Liégeois, numéro 7 mondial, a frappé fort pour mettre les Belges en confiance, battant, enfin, le Nordiste, 23 ans pour la première fois en quatre confrontations. "Je suis super heureux, j'ai joué comme je voulais, sans commettre d'erreurs avec une belle agressivité", a commenté David Goffin, 26 ans, après une rencontre qu'il n'aura pas fait traîner (1 heure 59 minutes de jeu).

"Je n'ai pas perdu trop d'énergie en ne restant pas trop longtemps sur le court. Cela donne une option de plus pour le double. Quand Joris (De Loore) n'était pas blessé, il jouait avec Ruben Bemelmans. Maintenant, nous verrons, il y a plusieurs possibilités pour le double."

David Goffin, jouant extrêmement bien, n'a pas paru le moins du monde émoussé par sa semaine londonienne où il avait écarté Rafael Nadal et Roger Federer avant de buter en finale seulement sur le Bulgare Grigor Dimitrov.

"Je reste dans la continuité du Masters", avoue Goffin. "Je suis arrivé ici avec beaucoup de confiance. Je n'ai pas eu à sauver de balles de break, cela ne m'est pas arrivé souvent dans un match en trois sets. J'ai fait un match plein du début à la fin, c'est très bien pour lancer la finale."

L'ambiance mise par les Belges au sein d'une enceinte de 27.500 spectateurs aura aussi bien plu au numéro 1 belge. "C'est une super ambiance, avec des supporters belges incroyables. Il y a beaucoup de bruit. En même temps, vu le déroulement du match, Lucas (Pouille) n'a pas pu enflammer le public. Tout profit pour moi, d'autant qu'il s'est crispé au fil du match. J'avais dit que la clé du match serait de pouvoir jouer relâché. Lui n'a pas pu jouer son tennis libéré. Avec une telle pression, ce n'est pas facile. J'ai bien servi, et en mettant de la pression sur lui au fil des minutes, avec le temps, cela paie. Disons que j'ai un peu poussé le Saladier vers la frontière. Un peu, parce qu'il est lourd et il reste encore deux points à aller chercher et ce sera dur."